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Société DOSSIER : Paris 2024

JO de Paris 2024 : l'usine de déchets chimiques de Dugny dans le flou

lundi 30 avril 2018 à 5:06 Par Rémi Brancato, France Bleu Paris

L'usine Chimirec de Dugny, en Seine-Saint-Denis, et ses 160 salariés vont-ils devoir déménager pour laisser la place aux terrains de volley-ball des Jeux olympiques en 2024? La candidature le prévoit mais les dirigeants de l'entreprise n'ont eu "aucun contact avec les organisateurs" des JO.

Le site de l'usine Chimirec, à Dugny
Le site de l'usine Chimirec, à Dugny © Radio France - Rémi Brancato

Dugny, France

Le directeur régional de Chimirec, usine de traitements de déchets chimiques implantée à Dugny depuis plus de 30 ans, est dans l'incertitude. Il sait que son usine se trouve sur le périmètre du futur site des épreuves de volley-ball pour les Jeux olympiques de Paris en 2024 (JO). Il n'a rien contre l'événement, une "très bonne chose pour l'Île-de-France", dit-il au micro de France Bleu Paris, mais il regrette de n'avoir eu "aucun contact avec les organisateurs des Jeux olympiques".

ECOUTER - Laurent Isoré, directeur régional de Chimirec

160 salariés dans l'incertitude

"Nous avons appris par la presse [à l'automne 2016, ndlr] puis par la mairie que notre site était retenu potentiellement pour accueillir le volley-ball" explique-t-il. "Il faudrait que rapidement les responsables qui sont désignés pour s'occuper de ces infrastructures prennent contact avec nous" ajoute le dirigeant, qui explique faire face au quotidien à l'inquiétude de ses salariés suspendus à la décision d'un éventuel déménagement.

ECOUTER - L'usine Chimirec est dans l'incertitude

Le départ de Chimirec fait partie du projet de candidature, mais depuis quelques mois, rien n'est certain. L'inspection générale des finances (IGF) a pointé dans un rapport récent un risque de "surcoût" lié aux installations olympiques. Le site de Chimirec y est mentionné. Avec le départ de l'entreprise voisine, Id Logistics, et l'aménagement des bassins voisins de rétention d'eaux de pluie, le projet de "cluster nord sur la commune de Dugny coûterait 111 M€" écrivent les auteurs du rapport. Un montant qui pourrait même atteindre "123 M€, voire 138 M€ avec une valorisation des charges foncières" ajoutent-ils. Ils préconisent donc d'abandonner ce site et l'utilisation d'un site provisoire : "l'Aire des vents (...) qui serait restituée à l'issue des Jeux, ou bien les terrains occupés par Engie à Saint-Denis". 

Aucun contact avec les responsables de Paris 2024

Mais pour les dirigeants de Chimirec, ces projections sont surprenantes. "Nous avons une idée du coût de nos batiments, de ce que coûterait un déménagement et de construire un nouveau site, mais aucun dialogue n'a eu lieu avec les personnes concernées donc ils n'ont pas d’idée de l'idée qu'on se fait du coût" explique Laurent Isoré.

"On a délégué ça à des personnes qui sont venues chiffrer approximativement, et même au plus haut, le coût de dépollution et le coût pour faire partir Chimirec" défend Séverine Levé, première adjointe au maire de Dugny, en charge du dossier des JO. Elle ajoute militer pour la solution du volley-ball sur le site de Chimirec, menacé, depuis la publication du rapport de l'IGF. Pour elle, il est "normal" que les responsables de Paris 2024 n'aient toujours pas rencontré les dirigeants de Chimirec : "il y a des arbitrages en cours".

Une décision définitive d'ici le 18 juin 

A la Solidéo, la Société de livraison des équipements olympiques et paralympiques, on indique que les décisions ne sont pas encore prises pour ce dossier, comme pour d'autres sites olympiques, et qu'elles devront être tranchées d'ici le 18 juin, date de la visite du comité international olympique (CIO) à Paris.