Culture – Loisirs DOSSIER : Jeux Olympiques de Rio 2016

JO de Rio 2016 : le décathlonien de Drôme Ardèche Kévin Mayer entre en lice ce mercredi

Par David Meilhac, France Bleu Drôme-Ardèche vendredi 5 août 2016 à 5:44 Mis à jour le mardi 16 août 2016 à 19:31

Kévin Mayer, lors de son titre de vice-champion d'Europe en 2014
Kévin Mayer, lors de son titre de vice-champion d'Europe en 2014 © Maxppp - Archives

Kévin Mayer fait rêver toutes les jeunes filles. Mais le décathlonien originaire de La Roche-de-Glun dans la Drôme ne va pas aux JO de Rio pour faire de la figuration. Cette fois, il vise le podium. Début de ses dix épreuves ce mercredi à 14h30.

Résumer la personnalité de Kévin Mayer en disant qu'il est le chouchou de ces dames serait faire affront au grand champion qu'il est devenu. Le jeune Drômois, qui a fait ses gammes en Ardèche, est un bosseur, un passionné, un stratège. Pour ses deuxièmes Jeux Olympiques, il veut frapper un grand coup.

Kévin Mayer en compagnie de la nageuse Mathilde Cini, deux Drômois engagés aux JO de Rio. - Radio France
Kévin Mayer en compagnie de la nageuse Mathilde Cini, deux Drômois engagés aux JO de Rio. © Radio France - Tommy Cattanéo

Le Drômois Kévin Mayer est prêt, et prudent avant le décathlon olympique.

Il excelle dans toutes les disciplines

D'abord tennisman, puis handballeur, Kévin Mayer a une révélation en remportant un cross au collège. Il rejoint donc en classe de 5e l'Entente Athlétique Tain Tournon, et se révèle bon dans chacune des disciplines qu'on lui présente. Lui qui refuse de s'ennuyer n'hésite pas longtemps : il sera décathlonien. Ses entraîneurs sont rapidement épatés : Kévin assimile la technique qu'on lui inculque du premier coup, puis comble ses lacunes : il apprend la vitesse et l'explosivité au contact de ses entraîneurs tournonais, avant de prendre son envol.

Son entraineur à Tournon Xavier Berthet a beaucoup appris à Kévin Mayer, mais a aussi beaucoup appris à ses côtés.

Premiers titres, premiers doutes

Direction Montpellier ! Kévin Mayer rejoint un sport étude, avant le pôle espoir. À 18 ans, il devient champion du monde junior, puis champion d'Europe junior l'année suivante. À 20 ans, le voilà propulsé sur ses premiers Jeux Olympiques, qualifié lors du tout dernier meeting. Il arrive nerveusement fatigué, et rate certaines épreuves. Sa 15e place lui vaut des critiques de certains observateurs : trop fragile entend-on, pas assez fort psychologiquement. Kévin Mayer va prouver le contraire.

Un champion très entouré

Kévin Mayer a de nombreuses admiratrices, ici lors d'un décastar à Talence en Gironde.  - Radio France
Kévin Mayer a de nombreuses admiratrices, ici lors d'un décastar à Talence en Gironde. © Radio France - Xavier Ridon

Le Drômois fait rapidement taire les critiques. Il termine 4e aux championnats du monde en 2013, puis vice-champion d'Europe il y a deux ans. Et cette fois, il vise le podium aux Jeux Olympiques de Rio, qui s'ouvrent ce vendredi. Kévin Mayer peut compter sur son entourage : une équipe de conseillers très présents, une famille fidèle et protectrice, et de nombreux fans sur les réseaux sociaux. Kévin Mayer a toutes les cartes en main pour réaliser une carrière exemplaire.

La carrière du décathlonien Kévin Mayer en un coup d'oeil - Radio France
La carrière du décathlonien Kévin Mayer en un coup d'oeil © Radio France - Aude Raso

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