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Joel Bruneau : "Caen peut se retrouver sous couvre-feu"

Au lendemain des annonces d'Emmanuel Macron et l'instauration du couvre-feu de 21h à 6h dans neuf métropoles françaises, Joël Bruneau était l'invité de France Bleu Normandie ce jeudi matin. Le maire de Caen n'exclut pas que sa ville soit elle aussi concernée dans les prochains jours.

Joël Bruneau, maire (LR) de Caen a réagi aux annonces d'Emmanuel Macron
Joël Bruneau, maire (LR) de Caen a réagi aux annonces d'Emmanuel Macron © Radio France - Jean-Baptiste Marie

Le maire (LR) de Caen, Joël Bruneau, était l'invité de France Bleu Normandie ce jeudi 15 octobre 2020. L'élu caennais a réagit aux annonces d'Emmanuel Macron concernant les nouvelles mesures prises par l'Etat pour lutter contre la diffusion du coronavirus. Le Président de la République a notamment décidé de la mise en place d'un couvre-feu de 21h à 5h, à partir de ce samedi 17 octobre, dans l'Île-de-France, à Lille, Grenoble, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Toulouse, Saint-Etienne et Rouen.

Caen n'est pas dans la liste des agglomérations soumise au couvre-feu. C'est un soulagement ?

Joël Bruneau : "Évidemment c'est mieux. Cela dit, attention ! Parce que nous avons malheureusement, comme partout en France, une montée en puissance de l'épidémie. Les indicateurs que nous avons sur Caen ne sont pas bons. Malgré toutes les précautions prises, on a un taux d'incidence (nombre de cas positif au Covid-19 pour 100.000 habitants) qui monte dangereusement. On a doublé en 10 jours. Aujourd'hui, on frôle la situation que connaissent des agglomérations comme celle de Rouen."

Est-ce que Caen risque de basculer vers un couvre-feu ?

"La réponse est oui. Caen peut se retrouver sous couvre-feu. C'est une mesure nationale mais qui est évidemment déclinée ensuite localement autour de la coopération du couple maire-préfet. Elle doit s'adapter à la spécificité du territoire. Mais je vous le redis, le taux d'incidence a doublé sur les dix derniers jours. Et on comprend bien la philosophie de ce couvre-feu. C'est une solution pour limiter ce qui crée le plus de problème  à savoir les rassemblements privés qui génèrent la plupart des cas de Covid. J'entends ici ou là que selon les statiques, les clusters seraient plus d'avantage développés dans les milieux professionnels et scolaires. La détection est évidemment fréquentes dans ces lieux là, mais ce n'est pas la source de la contamination. On l'a vu sur Caen, il y a eu des foyers liés à des mariages ou des fêtes familiales."

Donc on se restreint ?

"Le fond du sujet c'est que nous acceptions, chacun et chacune, de limiter notre vie sociale pour éviter le reconfirment général ce qui serait pire que tout. Certains pays le pratique déjà. Mais là, pour le coup, la France aurait beaucoup de mal à s'en remettre. Et il n'y a pas que l'économie qui, il faut parfois le rappeler aussi, permet de payer la santé. Mais il y a également la question de l'éducation des enfants. Pendant le confinement, dans certains territoires, les enfants n'ont pas eu école pendant six mois. Ça aussi, c'est une catastrophe nationale. La priorités des priorités ça reste l'école et le travail. Pour le reste, il faut accepter de limiter certaines de nos activités les plus ludiques, les plus agréables, les plus sympas, c'est vrai. Mais il faut l'accepter. C'est l'intérêt général qui doit primer.

Les patrons de discothèques ont manifesté ce matin sur le périphérique de Caen. Vous les comprenez ?

"Je comprends leur désarroi d'autant plus qu'ils ne sont pas seuls à être dans cette situation. Il y a des activités, des pans entiers de l'économie qui sont en train de s'effondrer aujourd'hui comme les agences de voyages les tour operators... Évidemment, il y a aussi tout le secteur des cafés et restaurants qui là se fait plus entendre car il est aussi plus nombreux. Mais derrière tout cela ce sont beaucoup d'emplois. Et c'est là que la solidarité nationale doit jouer pour permettre à ces entreprises de perdurer et d'éviter les suppressions de poste."

Ils ont donc raison de se faire entendre ?

"Oui c'est normal. Cela dit, ce dont on a surtout besoin dans ce pays, en ce moment, plus que jamais, c'est sans doute un ressaisissement général pour accepter qu’effectivement il y a des intérêts particuliers, qui sont tout a fait défendables et louables, mais qui vont devoir s'effacer devant l’intérêt général. Il faut accepter qu'il soit supérieur à l’intérêt personnel."

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