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Jordan, Salomé, Caroline... : ces employés qui font tourner le vaccinodrome du Stade de France

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Par , France Bleu Paris

Un mois après son ouverture, le vaccinodrome du Stade de France à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) tourne à plein régime. Des centaines d'employés sont mobilisés au quotidien pour assurer le bon déroulement de la vaccination. Reportage.

Jordan, employé de la ville de Saint-Denis, est le responsable de la logistique du centre de vaccination du Stade de France
Jordan, employé de la ville de Saint-Denis, est le responsable de la logistique du centre de vaccination du Stade de France © Radio France - Hajera Mohammad

C'était le 6 avril 2021 : l'ouverture du vaccinodrome du Stade de France à Saint-Denis, l'un des plus grands centres de vaccination anti-Covid du pays. Un mois plus tard, il tourne à plein régime et la cadence s'accélère avec la possibilité de réaliser 4.000 injections par jour et 30.000 par semaine. Le vaccinodrome est désormais ouvert 7 jours sur 7. Pour faire tourner cette grosse machine, des centaines de personnels se relaient du matin au soir : agents de sécurité, agents d'accueil, infirmiers, pompiers, informaticiens., standardistes...

"Participer à l'effort collectif"

À l'entrée du stade, les agents d'accueil, reconnaissables à leur veste verte, vérifient les rendez-vous et les pièces d'identité de chaque patient avant de les guider vers la salle de vaccination. Beaucoup d'étudiants sont affectés à ce poste. Mais pas seulement. Jonathan, 25 ans, lui était à la recherche d'un emploi après avoir travaillé dans la conception de sites web. "J'ai candidaté pour travailler ici parce que j'avais besoin d'argent avant tout, j'ai reçu un email de Pôle Emploi qui m'a proposé ce job", nous explique-t-il. Pas de regret pour lui.

Ni pour Salomé, âgée de 25 ans également. Ancienne chargée d'accueil à la sous-préfecture de Saint-Denis, elle tenait à participer à sa manière à _"l'effort collectif"_. "Je vis en Seine-Saint-Denis donc c'est une fierté de pouvoir aider mon département, ses habitants et se dire qu'on peut ralentir l'épidémie à notre manière", explique la jeune femme chargée de _"dispatcher" les patients après un premier examen de leur dossier. Elle reconnaît pourtant que le rythme est soutenu depuis un moi. "On finit souvent tard, et puis il peut y avoir des tensions avec certains patients qui peuvent s'énerver, il faut garder son sang-froid, savoir gérer ces situations"._

Salomé (à gauche) accueille les patients et examine leur dossier administratif avant de les envoyer vers un box de vaccination
Salomé (à gauche) accueille les patients et examine leur dossier administratif avant de les envoyer vers un box de vaccination © Radio France - Hajera Mohammad

Une logistique à assurer au quotidien

Jordan, lui, est le "monsieur logistique" du Stade de France. Employé de la ville de Saint-Denis, il passe ses journées entières, "du matin au soir" au Stade depuis un mois. Ce matin_là, il doit s'assurer que de nouveaux postes informatiques et de nouveaux bureaux seront bien installés. "Mon rôle c'est de faciliter le travail de tout le monde, que ce soit pour les agents de la ville, du département ou le personnel de la Croix Rouge". Mais là, tout de suite, une autre mission lui a été confiée : "Je cherche la carte d'identité d'un patient qui l'a perdue ! Je vais retourner sur tous les lieux où il est passé pour tenter de la retrouver !".

Corinne, orthodontiste à la retraite venue en renfort

Dans les box de vaccination, pompiers, infirmiers et autres soignants injectent les doses de Pfizer et de Moderna à la chaîne, presque. Corinne, blouse blanche, vient de Chartres dans l'Eure-et-Loir. Cette orthodontiste à le retraite s'est portée volontaire. "J'ai déjà travaillé dans l'humanitaire deux ou trois fois et puis un jour, j'ai entendu aux infos qu'on manquait de vaccinateurs, alors je suis venue une semaine. Et puis on m'a rappelée, je suis donc revenue avec plaisir !"

Corinne, orthodontiste à la retraite venue en renfort depuis Chartres, pour vacciner
Corinne, orthodontiste à la retraite venue en renfort depuis Chartres, pour vacciner © Radio France - Hajera Mohammad

Une professeure de musique recrutée 

La dernière "recrue" du vaccinodrome a un profil un peu spécial : Caroline est professeure de musique au conservatoire municipal de Saint-Denis. On la croise en train de jouer du violon en haut de l'escalier qui mène vers le plus grand salon de vaccination. Elle joue pour faire patienter "en musique" les Franciliens qui attendent de recevoir leur injection. Une mission "très particulière" et "inédite", pour elle. "Plusieurs personnes m'ont dit que ça les avait détendu, apaisé et une dame de la Croix-Rouge m'a même dit que quand il y a de la musique, il y a moins de malaises !", affirme la musicienne, ravie de retrouver un public, même si c'est dans un contexte bien différent. 

Caroline joue du violon pour faire patienter le public en musique
Caroline joue du violon pour faire patienter le public en musique © Radio France - Hajera Mohammad

Joël, venu se faire vacciner, est ravi du spectacle et impressionné par la mobilisation de tout ce personnel. "Ils sont super sympas, l'accueil a été exceptionnel,, je pense qu'il faudrait leur rendre hommage à la fin, quand tout ça sera fini"

Jordan, Salomé, Caroline... ces employés qui font tourner le vaccinodrome du Stade de France

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