Société

José Almeida : "L'école de gendarmerie ne compensera jamais le départ de l'armée de l'air de la BA 102"

Par Stéphane Parry, France Bleu Bourgogne jeudi 30 juin 2016 à 11:33

José Almeida, le maire de Longvic et président du syndicat mixte de l'aéroport de Dijon-Longvic
José Almeida, le maire de Longvic et président du syndicat mixte de l'aéroport de Dijon-Longvic -

José Almeida, le maire de Longvic, était ce jeudi l'invité France Bleu Bourgogne. Au moment où la base militaire est dissoute, le président du syndicat mixte de l'aéroport de Dijon-Longvic se félicite de l'arrivée d'une école de gendarmerie.

France Bleu Bourgogne : est-ce que  l'arrivée de l'école de gendarmerie va compenser le départ des militaires de l'armée de l'air ?

José Almeida : "Non, elle ne  compensera jamais le départ de l'armée de l'air en tout cas dans son histoire. La seule opportunité, c'est que le site continue d'exister et ne devienne pas une friche. C'est l'objectif que je m'étais fixé avec les élus et les habitants de Longvic. L'école de gendarmerie et l'aéroport vont donner une autre perspective. Il y a aussi des entreprises qui commencent à s'installer sur le site. C'est bon signe pour les commerces de Longvic même si en quantité, on n'est pas encore au niveau de la BA 102."

Avez-vous des garanties sur la pérennité de l'école de gendarmerie ?

"L' État a été clair.  Il a fait le choix de renforcer la sécurité du pays. La gendarmerie y contribue avec cette école. Il y aura 720 élèves courant 2017,  mais aussi 190 encadrants. Çà fait un petit millier de militaires sur la base. Vu la détermination des gendarmes, je peux vous dire que cette école est faite pour durer."

"Cette école est faite pour durer"

Autour de la future école de gendarmerie, plusieurs entreprises se sont installées. Un pôle aéronautique est-il en passe de se développer ?

"Il y a deux pôles qui se développent. Il y a l'aéroport de Dijon avec notamment des vols sanitaires. Je voudrais dire que nous sommes les seuls en Bourgogne-Franche-Comté à assurer le transport des organes. Parallèlement, nous avons un pôle aéronautique qui commence à se développer ainsi qu'un pôle automobile. Au mois de juillet, nous aurons 11 sociétés civils  présentes sur le site de la zone d'activité de l'aéroport."

Qu'est-ce qui attire ces entreprises ?

"L'emplacement et les locaux qui sont très adaptés et les hangars sont grands."

"Nous sommes les seuls à assurer le transport d'organes"

Des compagnies aériennes low cost  pourraient-elles s'installer sur l'aéroport de Dijon-Longvic ?

"L''aéroport peut accueillir tout type d'avions. De là à subventionner des compagnies, ce n'est pas l'objectif que nous nous sommes fixés au syndicat. Par contre nous accueillons les vols d'affaires, tourisme et loisirs et sanitaires."