Société

Joué-les-Tours : le mot laïcité n’est plus écrit sur le fronton de la mairie

France Bleu Touraine jeudi 12 février 2015 à 4:00 Mis à jour le jeudi 12 février 2015 à 4:30

Le mot laïcité avait été ajouté à la devise nationale sur le fronton de la mairie de Joué-les-Tours en février 2010.
Le mot laïcité avait été ajouté à la devise nationale sur le fronton de la mairie de Joué-les-Tours en février 2010. © Maxppp-Dominique Bordier-La Nouvelle République

En février 2010, le maire de Joué-les-Tours, Philippe Le Breton avait ajouté au fronton de la mairie le mot laïcité, la démarche avait fait polémique à l’époque. On en reparle un mois après les marches républicaines suite aux attentats du 7 janvier, Frédéric Augis, élu maire de Joué en 2014 avait fait retirer le mot.

Il ya un mois, 35.000 personnes à Tours et quatre millions en France descendaient dans la rue pour défendre le vivre ensemble et la liberté d’expression. Après les attentats de Charlie Hebdo, la question de la laïcité est de retour dans les débats politiques. A Joué-les-Tours, elle est sur le devant de la scène depuis plusieurs années maintenant. En février 2010, le maire de la ville, Philippe Le Breton ajoutait au fronton de l'hôtel de ville le mot laïcité au célèbre "Liberté, égalité, fraternité". Une initiative critiquée à l’époque, par l’opposition municipale mais aussi le préfet d’Indre-et-Loire de l’époque puisque la devise nationale ne peut être changée que par un vote des sénateurs et des députés. 

A l’époque, la communauté musulmane s'était sentie stigmatisée, mais Philippe Le Breton avait expliqué sa volonté de rappeler les valeurs de la République à tous. D’ailleurs, en plus de ce mot sur le fronton de la maire, sur les façades des écoles de la ville, il avait fait ajouter l’adjectif "publique". Peu après son élection en mars 2014, le nouveau maire de Joué-les-Tours, Frédéric Augis, avait fait retirer le mot laïcité, préférant les actes aux paroles et selon lui pour respecter la loi "je n'avais pas à changer la devise de la république".