Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Journée d'intégration sur le campus dijonnais "plus besoin de se mettre la honte pour se connaître"

-
Par , France Bleu Bourgogne

On croise pas mal d'étudiants dans les rues de Dijon en ce moment, parfois déguisés ou pas et pour cause le mois de septembre c'est aussi le mois des journées d'intégration. Ce terme a remplacé celui de bizutage, pratique interdite depuis la loi de 98. Mais est-ce que c'est si différent ? Reportage

Les journées d'intégration ont lieu en septembre à l'université de Bourgogne, ici sur le campus dijonnais.
Les journées d'intégration ont lieu en septembre à l'université de Bourgogne, ici sur le campus dijonnais. © Radio France - Stéphanie Perenon

Septembre marque le temps de la rentrée étudiante. Et avec la rentrée, les "journées d'intégration". Elles sont organisées par lesassociations étudiantes de toutes les filières. Une journée marquée par des jeux et des défis pour permettre aux nouveaux étudiants de faire connaissance. 

Avant on appelait ça, le bizutage mais est ce que c'est si différent aujourd'hui ? A priori oui, à écouter les étudiants croisés sur le campus dijonnais, "il me semble que c'est quelque chose qui s'est un peu perdu, si on n'a pas envie de le faire, on ne va pas être forcé par quelqu'un", explique Thomas en première année de Chimie. Même sentiment pour cette autre étudiante, "on n'a plus besoin de se mettre la honte pour se connaitre, on peut le faire de manière sobre". 

Mais une certaine méfiance persiste chez les étudiants

Mais pour certains étudiants, méfiance, ces journées ou ces week-ends d'intégration, sous couvert de rencontres et de découvertes, sont surtout des moments de grandes beuveries. "J'ai préféré ne pas y aller" explique Léa, "je sais qu'il y a toujours des débordements niveau alcool". Ce que confirme Mélanie, étudiante en première année de médecine. "C'est plus du bizutage, il n'y a rien d'obligatoire mais il y a de l'alcool à flot". 

Une tradition désormais très encadrée

Depuis la loi de 1998, le bizutage est interdit et puni. L’article 225-16-1 du code pénal parle de délit de bizutage lorsque des « actes humiliants ou dégradants » sont commis dans les milieux scolaires ou socio-éducatifs. Une modification apportée au début de l’année 2016 y ajoute le fait d’amener à une consommation « excessive » d’alcool. Pourtant il y a encore des dérives, à Rennes en début d'année deux étudiants en médecine ont été blessés après avoir été aspergés de vinaigre dans les yeux

"Cette année l'alcool est formellement interdit sur le campus dijonnais pour ces journées d'intégration" Ambre Adamiak, la vice présidente de la vie étudiante à l'université de Bourgogne

En tout cas ces journées sont désormais très réglementées à l'université de Bourgogne. "Les associations étudiantes doivent signer une charte de bonne conduite" explique Ambre Adamiak, la vice-présidente de la vie étudiante à l'université de Bourgogne.

D'ailleurs certains ont choisi de faire de ces journées d’intégration, des rendez-vous en lien avec leur matière. C'est le cas de l'association des étudiants géographes, qui organise régulièrement des "clean walk", une marche où les étudiants sont réunis pour nettoyer la ville. "On peut faire sans alcool, et ça se passe très bien, c'est festif très sympa et bon enfant", conclut son ancien président, Nicolas Loyer.

Ambre Adamiak, la vice-présidente de la vie étudiante à l'université de Bourgogne

Après ce qui s'est passé à Rennes, début septembre, Frédérique Vidal la ministre de l'enseignement supérieur a rappelé que ces "pratiques étaient intolérables". Dans le cadre de la lutte contre le bizutage, un numéro vert existe et propose aux étudiants et à leurs proches de les informer sur leurs droits en cas de bizutage. Les personnes qui penseront avoir été victimes ou témoins de scènes de bizutage peuvent appeler le 0 808 800 197.

→ Pour réécouter le + INFO consacré ce lundi 30 septembre 2019 aux "journées d'intégration" à la fac, c'est ici

Reportage sur le campus dijonnais

Choix de la station

À venir dansDanssecondess