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Société

Journée de la non-violence en Côte-d'Or : "globalement, la violence recule dans le monde"

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Par , France Bleu Bourgogne

A l'occasion de la journée internationale de la non-violence, on donne la parole à Etienne Godinot, le fondateur du Mouvement pour une alternative non-violente (MAN). Il est par ailleurs le vice-président de l'institut de recherche sur la résolution non-violente des conflits.

Etienne Godinot, fondateur du MAP, expert de la non-violence
Etienne Godinot, fondateur du MAP, expert de la non-violence © Radio France - Arnaud Racapé

Gilets jaunes : un mouvement décrédibilisé par la violence ?

Les policiers se mobilisent ce mercredi midi à Paris, entres autres parce qu'ils s'estiment victimes de violences depuis le début du mouvement des gilets jaunes en novembre 2018. Sujet sur lequel Etienne Godinot est intraitable : "je crois que les policiers ont raison. S'il n'y avait pas de black blocs pour foutre la merde, les policiers n'auraient pas besoin de se déployer, et il n'y aurait pas cette escalade de la violence".

Mais sans violence, il n'y a pas de réaction de la part des élus, c'est l'argument entendu dans tous les défilés de gilets jaunes. "Faux", répond Etienne Godinot. "On peut avoir des avancées ponctuelles parce qu'il y a des vitrines cassées ou des véhicules en feu, mais je ne pense pas que sur le fond ce soit une bonne stratégie. Le mouvement des gilets jaunes a été totalement décrédibilisé à partir du moment où il y a eu des dégâts sur l'Arc f de Triomphe, alors qu'auparavant, il avait une cote considérable dans l'opinion publique."

Distinction entre force et violence

Mais alors que peut-on obtenir par la non-violence ? "Toute l'histoire de la non-violence prouve que l'on peut obtenir des choses considérables, depuis Gandhi, depuis Luther King, depuis le mur de Berlin : tout cela c'est de la non-violence. La non-violence repose sur la distinction entre la violence et la force, la force qui oblige l'adversaire à céder, à négocier, doit être distinguée de la violence qui le détruit et le meurtrit. La non-violence, c'est précisément l'exercice d'un rapport de force pour rendre le dialogue possible entre des groupes sociaux et des gouvernants, par exemple."

Concrètement, dans la panoplie non-violente, il y a "des actions de persuasion, des lettres ouvertes, des manifestations, des actions de pression, des actions de contrainte aussi, comme la grève, le boycott, la désobéissance civile." Et ça marche, assure Etienne Godinot "on a obtenu des choses en France. dans le Larzac, cela a duré dix ans, mais on a empêché la militarisation du camp ; on a obtenu une loi sur la formation des enseignants à la résolution des conflits par la non violence."

Une violence en recul

La violence, escalade ces dernières années, ou a-t-elle toujours existé ? "Je pense que globalement, la violence recule dans le monde, quand on pense au sacrifice humain, à l'esclavage, les guerres de religion, la peine de mort, tout cela on en sort ! On a aujourd'hui le Tribunal pénal international, la convention européenne des droits de l'homme, je pense qu'on en sort, même s'il y a des siècles épouvantables, comme le 20e siècle."

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