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Société

Journée de réflexion sur le don d'organe : "En cas de besoin d'un organe, le refuserait-on?"

vendredi 22 juin 2018 à 9:25 Par Alain Ginestet et Nathalie Col, France Bleu Limousin

C'est ce vendredi 22 juin la journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe. A cette occasion, Danielle Troutaud, la Présidente de l'association ADOT 87 (Association pour le Don d'Organes et de Tissus humains) était l'invitée de Nathalie Col ce matin sur France Bleu Limousin.

Danielle Troutaud, Présidente de l'association ADOT 87
Danielle Troutaud, Présidente de l'association ADOT 87 © Radio France - Nathalie Col

Limoges, France

Danielle Troutaud, la Présidente de l'association ADOT 87 (Association pour le Don d'Organes et de Tissus humains) a notamment fait le point sur les besoins et les manques en Limousin.

Est-ce que la loi qui considère chacun de nous comme un donneur, sauf avis contraire, a permis de faire augmenter le nombre d'organes prélevés ces deux dernières années ?

Non, il n'y a pas eu d'augmentation du nombre de personnes donneuses. On est toujours sur environ 30% de refus, le plus souvent liés à une position de la famille, qu'on peut comprendre, dans des situations souvent dramatiques. Mais il y a eu une petite augmentation des personnes inscrites sur le fichier national du refus: on est à 300.000 environ aujourd'hui.

Combien y a-t-il de patients en attente de greffe en Haute-Vienne?

Sur Limoges, ils sont aux alentours de 200 patients. Une centaine de greffes ont été faite en 2017, greffes de rein, de cornées, de moelle osseuse. Une centaine de greffes donc, mais il y a beaucoup de gens en attente.

Il y a une pénurie de greffons de reins, notamment?

Oui, même si sur la région de Limoges, on est pas mauvais : on est dans les 26 mois d'attente, ça va jusqu'à 66 mois en région parisienne, il y des départements plus placés que nous mais globalement on est pas mauvais. Cela vient de la répartition géographique des donneurs éventuels; on est aussi dans une région les plus efficaces en terme de recensement. Et puis cela vient aussi du nombre de patients qui est très nombreux dans des régions très urbaines, ce qui bien sûr pénalise les régions où il y a le plus de malades.

C'est toujours une question de vie ou de mort. Et cela peut nous arriver, à nous ou à nos proches.

Oui, il y a plus de probabilité d'être receveur d'une greffe que d'être donneur d'organe, les chiffres le montrent. Il faut donc prendre le problème dans l'autre sens : si on a besoin d'un organe, est-ce qu'on le refuserait ? je pense que non. Il faut donc se poser ce genre de questions.