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Société

Journée "hôpital mort" à Marseille

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Par , France Bleu Provence

Jeudi 14 novembre, à l'appel des syndicats, à l'exclusion de Force Ouvrière et des collectifs Inter-Hôpitaux et Inter-Urgences, le personnel de la fonction publique hospitalière va se mobiliser partout en France. Quelques actions sont aussi prévues sur Marseille.

L'entrée des urgences adultes de l'hôpital de la Timone, à Marseille
L'entrée des urgences adultes de l'hôpital de la Timone, à Marseille © Radio France - Alexia Cappuccio

Marseille, France

Jeudi 14 novembre, les personnels de la fonction publique hospitalière se mobilise partout en France pour dénoncer leurs conditions de travail. À Marseille, où le service des urgences de l'hôpital de la Timone est en grève depuis le mois d'août 2019, une marche est organisée entre la Timone et la rue Brochier, ou se trouve le siège de l'APHM.

De meilleures conditions de travail...

Manque de moyens humains, financiers, arrêt des suppressions de lits et de postes, revalorisation salariale... Les revendications sont nombreuses. Et quand on pousse les portes du service des urgences de l'hôpital de la Timone, à Marseille, ces revendications sautent aux yeux : un immense "mur de la honte" a été mis en place dans la salle d'attente. Sur ce mur, le nom de soignants, et le nombre d'heures dans leur "balance horaire", c'est à dire le nombre d'heures que l'hôpital doit leur payer, ou leur faire récupérer en jours de repos.

Parmi ces soignants, il y a Christophe : il est infirmier aux urgences de la Timone. Il a plus de 600 heures dans sa balance horaire, soit quatre mois et demi de travail. Mais ce n'est pas ce qui l'inquiète le plus : il ne peut pas exercer son métier correctement. "Prendre soin, on ne le fait pas ; soigner, on le fait mal", raconte-t-il. 

... pour une meilleure prise en charge du patient

C'est là l'enjeu de toute la mobilisation, et même le thème du deuxième "mur de la honte" érigé dans le service : un temps d'attente toujours trop long pour les patients, et ce que Christophe appelle des "hospitalisations brancards" : lorsque les patients, en attente d'un lit, restent au détour des couloirs sur un brancard, parfois plus de 24, voire 30 heures. Un constat que partage Magali Kraif, médecin urgentiste : ce sont aussi les patients qui pâtissent du manque de moyens alloués à l'hôpital public, créant toujours plus de frustration d'un côté comme de l'autre.

Alors, si ce 14 novembre, Christophe est réquisitionné, et sera présent sur son poste pour assurer un service minimum pendant la mobilisation, lui et ses collègues y participeront à leur manière : ils porteront, au travail un t-shirt noir, symbolisant la mort lente des hôpitaux publics.

Un des deux "murs de la honte" dans les couloirs des urgences de la Timone  - Radio France
Un des deux "murs de la honte" dans les couloirs des urgences de la Timone © Radio France - Alexia Cappuccio
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