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Société

Journée internationale de la non-violence : "la plupart des 'gilets jaunes' sont non violents"

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Par , France Bleu Bourgogne

Ce mercredi, c'est la Journée Internationale de la non-violence. Au fil des actes des "gilets jaunes", la violence est beaucoup ressortie : violences policières, black blocs, poubelles brûlées et vitres cassées, etc. Le président de l'association "Gilets Jaunes du 21", lui, revendique son pacifisme.

Joanny Brun, président de l'association "Gilets Jaunes du 21"
Joanny Brun, président de l'association "Gilets Jaunes du 21" © Radio France - Sophie Allemand

Dijon, France

Les violences : on a beaucoup parlé de celles qui divisent forces de l'ordre et manifestants depuis le début du mouvement des gilets jaunes. A l'occasion de la Journée internationale de la non-violence, nous avons interrogé Joanny Brun, le président de l'association "Gilets Jaunes du 21," qui voit son mouvement comme non-violent. 

"Gilet jaune", cela veut-il forcément dire "violence" ?

"Pour moi, la violence n'est pas la solution," insiste Joanny Brun, qui est là depuis le début du mouvement. "La plupart des 'gilets jaunes' ne sont pas violents ou ceux qui le sont devenus, le sont devenus par effet de cause, soit parce qu'ils ont subi de la violence pure, explique ce dernier. Mais à la base quand le mouvement a commencé le 17 novembre, jamais on n'avait imaginé que cela finisse comme ça avec autant de personnes esquintées physiquement."

Pour lui, cela été l'escalade de la violence : "quand une personne à côté de vous se fait crever un œil, arracher une main, ou même tabasser, effectivement, cela doit marquer les gens qui sont autour." Face aux partisans de la violence, il prône "le dialogue, l'échange et la communication. On tisse des liens." Son but n'est pas de faire basculer les casseurs : "on n'essaye pas de les convaincre ou de les ramener de notre côté car ils ont leur façon de penser, mais qu'ils comprennent notre façon de voir et qu'ils la respectent."

"Il y a des personnes qui peuvent partir en live, mais c'est très rare surtout dans notre département" - Joanny Brun

Depuis le début du mouvement en Côte-d'Or, les gilets jaunes ont déclaré une seule manifestation, il y a trois semaines, le jour de la braderie de Dijon, 400 personnes sont venues, ils avaient interdiction de manifester en centre-ville. "Le jour où on a déclaré notre manifestation, beaucoup voulaient quand même traverser la Rue de la liberté : on a discuté, de façon correcte, on leur a expliqué que l'on avait pris des engagements et on les a respecté. Il y a des personnes qui peuvent partir en live, qui ont le sang plus chaud que d'autres, cela peut arriver, mais c'est très rare surtout sur notre département. On tisse des liens, des amitiés, et c'est réglé."

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