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Dossier : Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars

Journée internationale des droits des femmes : des lycéennes s'engagent contre la précarité menstruelle

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Par , France Bleu Breizh Izel

La précarité menstruelle touche près d'une femme sur dix en France. Une association lycéenne de Quimper dans le Finistère lutte pour l'accès aux protections périodiques, et distribue tampons et serviettes aux plus démunies.

Camille, Océane et Daphné sont à la tête de l'association Précarité Menstru'elles.
Camille, Océane et Daphné sont à la tête de l'association Précarité Menstru'elles. - Précarité menstru'elles

Près d'une femme sur dix en France a du mal à se procurer des protections périodiques pendant ses règles. C'est à ce problème que s'attaque l'association Précarité menstru'elles. Fondée en 2019 par quatre élèves du lycée du Likès à Quimper, elle est aujourd'hui dirigée par Camille, Océane et Daphné. Deux sont lycéennes, la troisième étudiante. 

La précarité menstruelle peut avoir de lourdes conséquences. "Des étudiantes ne peuvent pas aller en cours, et risquent ensuite de moins bien s'insérer sur le marché du travail", explique Daphné. "Une femme sera bien plus susceptible de devoir choisir entre un paquet de tampons, et un paquet de pâtes. Un homme n'aura pas à se poser ce genre de questions", abonde Camille. 

S'attaquer au tabou des règles

Pour la présidente de l'association, c'est aussi une question d'égalité. "Comme toutes les filles, j'ai déjà vécu l'expérience d'avoir besoin d'un tampon, sans en trouver nulle part. Il y a du papier toilette gratuit partout, pourquoi pas des protections menstruelles ?" 

L'association distribue des protections pendant des maraudes, et fait des dons de serviettes et de tampons aux associations comme les Restos du Cœur. Les jeunes femmes veulent aussi s'attaquer au tabou des règles, qui freine la prise en compte du problème de la précarité mensuelle. "Cette année, on a réussi à faire installer un distributeur de protections dans les toilettes des filles. Ce n'était pas gagné, l'an dernier le directeur avait refusé. Dans le lycée, c'était assez tabou jusqu'à cette année. Mais on voit que les choses avancent !" se réjouit Camille. 

Des protections gratuites pour les étudiantes

Cette évolution, les trois jeunes filles l'attribuent aux réseaux sociaux, qui ont "mis en lumière le problème de la précarité mensuelle." "Aujourd'hui, notre génération est bien mieux informée sur ce sujet que celle de nos parents", constate Océane. 

Des parents qui sont, par la force des choses, sensibilisés par leurs filles. "Ils n'ont pas trop compris mon engagement au début", se souvient Camille. "Aujourd'hui, ils sont mieux renseignés. S'ils savent qu'1,7 millions de femmes sont en situation de précarité menstruelle en France aujourd'hui, c'est parce que je leur ai dit !"

Une problématique à laquelle s'est attelé le gouvernement, en annonçant la gratuité des protections périodiques pour les étudiantes et l'installation de distributeurs dans les résidences. 

L'association Précarité menstru'elles recueille des dons pour financer l'achat de protections. 

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