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Journée internationale des droits des femmes : des dizaines de milliers de manifestants partout en France

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Paris

Des dizaines de milliers de manifestants défilent partout en France ce dimanche pour défendre les droits des femmes et l'égalité, en ce 8 mars, journée internationale des droits des femmes. Samedi soir, une manifestation féministe a été violemment réprimée à Paris.

À Paris, ce dimanche.
À Paris, ce dimanche. © AFP - Martin Bureau

Plusieurs dizaines de milliers de manifestantes et de manifestants défilent partout en France ce dimanche 8 mars, pour défendre les droits des femmes et l'égalité, en cette journée internationale des droits des femmes. A Paris, la marche s'est élancée place d'Italie en début d'après-midi et doit rejoindre la place de la République. Des manifestations ont également lieu dans de nombreuses autres villes de France. 

Un point de convergence des "dynamiques féministes" 

Dans les défilés, les mots d'ordre sont multiples : contre la réforme des retraites et ses effets considérés comme négatifs pour les femmes par les manifestants, contre la répartition inéquitable du travail domestique, contre les violences sexuelles et les féminicides, ou encore contre les violences gynécologiques et obstétricales. La colère contre le César remis à Roman Polanski est également présente dans de nombreux défilés.

La "Marche des grandes gagnantes" contre la réforme des retraites

Dans plusieurs villes, la "Marche des grandes gagnantes", nommée ironiquement car ses organisateurs ne croient pas aux promesses du gouvernement affirmant que sa réforme des retraites sera favorable aux femmes, entend "valoriser les luttes de femmes" et mettre en avant des exigences "d'égalité et d'émancipation". Les participantes sont invitées à s'habiller d'un bleu de travail et d'un fichu rouge, les vêtements de l'icône féministe "Rosie la riveteuse", "icône de toutes les travailleuses invisibles". Depuis plusieurs mois, les opposantes à la réforme des retraites réalisent des chorégraphies, dans cette tenue, où elles chantent "A cause de Macron, grandes perdantes nous serons", sur l'air de la chanson "A cause des garçons".

"Le dimanche, toutes les femmes travaillent : elles cuisinent, font le ménage, s'occupent des enfants"

Convaincus que "quand les femmes s'arrêtent, tout s'arrête", les organisateurs appellent également à une "grève féministe" dimanche sous le mot d'ordre "On arrête toutes". "Le dimanche, toutes les femmes travaillent : elles cuisinent, font le ménage, s'occupent des enfants", observe Suzy Rojtman, du Collectif national pour les droits des femmes.

Polémique sur des arrestations violentes samedi soir à Paris

Samedi soir, une manifestation féministe et antiraciste a rassemblé plusieurs milliers de personnes à Paris. Sur la Place de la république, les forces de l'ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser le cortège et usé de la force contre certaines manifestantes. Neuf personnes ont été interpellées.

La préfecture de police de Paris affirme que la manifestation a donné lieu à des "dégradations" et des "tentatives de départ en cortèges sauvages". Selon elle, un groupe de plusieurs centaines de manifestants a forcé le barrage de police. Cette répression a choqué de nombreuses militantes et associations féministes. Selon la secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les hommes et les femmes, Marlène Schiappa, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner "a demandé un rapport à la préfecture de police sur ce qui s'est passé".

Des dizaines de milliers de manifestants à Paris

Dimanche matin, une quarantaine de militantes du mouvement Femen ont voulu symboliquement "nettoyer les rues de Paris du virus patriarcal" lors d'une action éclair place de la Concorde. Elles ont dénoncé la "pandémie patriarcale" en vigueur dans le monde.

Les Femen ont mené une action éclair contre la "pandémie patriarcale" ce dimanche à Paris.
Les Femen ont mené une action éclair contre la "pandémie patriarcale" ce dimanche à Paris. © Maxppp - Julien Mattia/Le Pictorium

Ce dimanche après-midi, plusieurs dizaines de milliers de manifestants défilent dans la capitale, derrière une banderole proclamant "on arrête toutes". La marche qui s'est élancée place d'Italie en début d'après-midi doit rejoindre la place de la République. Sur les pancartes, on peut lire également "Qui fait la vaisselle ? Nous on fait la révolution", "Quand une femme dit non, c'est non", ou encore "on se lève et on se casse", en référence au désormais célèbre cri de colère de l'écrivaine Virginie Despentes.

Des défilés partout en France 

Des défilés ont lieu dans de très nombreuses villes de France, dès ce samedi soir. A Metz, des manifestantes se sont retrouvées pour dire non aux violences faites aux femmes, particulièrement la nuit. Elles ont entonné un chant contre le réalisateur Roman Polanski. 

A Caen, des centaines de personnes ont aussi manifesté  samedi soir, "pour que les femmes se réapproprient la rue le soir". A Saint-Denis, dès samedi matin, une centaine de militantes étaient réunies pour dénoncer les inégalités salariales. A Lille, plus de mille personnes ont manifesté ce samedi. Un chiffre record, selon l'une des associations organisatrices.

Rien ne change au niveau des pouvoirs publics. Toujours autant de femmes sont tuées, violentées, les salaires n'évoluent pas. Alors on est là"

A Pau, près de 500 personnes ont marché ensemble samedi soir. Des manifestantes ont notamment réalisé une chorégraphie sur l'air de "L'hymne des femmes" devant les grilles de la préfecture. "La société prend conscience de certaines choses mais rien ne change au niveau des pouvoirs publics. Toujours autant de femmes sont tuées, violentées, les salaires n'évoluent pas. Alors on est là", commente Célia, militante à #NousToutes64.

A Bayonne, un peu plus de 200 personnes ont manifesté ce dimanche. Une marche a également eu lieu à Bordeaux. 

A Nancy, près de 300 personnes étaient réunies ce dimanche midi. Là aussi, plusieurs manifestantes étaient habillés en "Rosie la riveteuse". 

"On ne proteste pas contre les hommes mais contre le patriarcat"

Un défilé réunit aussi, ce dimanche, plusieurs milliers de personnes à Montpellier, aux cris de "À bas le patriarcat". A Avignon, la marche a réuni près de 150 personnes. "On ne proteste pas contre les hommes mais contre le patriarcat", lâche une manifestante. "C'est un système de domination dans tous les domaines."

A Cherbourg, un défilé s'est également tenu ce dimanche. La place de Gaulle a été redécorée de slogans féministes. Au Mans, des manifestantes ont entonné l'hymne des femmes sur un marché ce dimanche matin. 

Des noms de rues féminisés à Châteauroux et Guéret 

À Châteauroux, l'association Nous Toutes 36 a pris l’initiative de renommer, symboliquement, les noms des rues de la ville. Plusieurs groupes ont parcouru la ville, ce dimanche, pour poser des plaques provisoires portant le nom de femmes célèbres.

Même initiative à Guéret, ou des militantes ont rebaptisé les rues creusoises avec des noms de femmes et de personnalités locales.

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