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Journée mondiale contre l'homophobie : « On attend toujours certaines avancées législatives »

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Par , France Bleu Lorraine Nord

À l'occasion de la journée mondiale contre l'homophobie, l'association "Couleurs Gaies" va remettre ses archives à la ville de Metz ce lundi. France Bleu Lorraine fait le point sur les avancées en matière de défense des droits des personnes LGBT avec Mathieu Gatipon Bachette, son président.

 Le drapeau arc-en-ciel est le symbole de la lutte pour la défense des droits des personnes LGBT+ ( Lesbiennes, Gay, Bisexuelles, Transexuelles et +)  [illustration]
Le drapeau arc-en-ciel est le symbole de la lutte pour la défense des droits des personnes LGBT+ ( Lesbiennes, Gay, Bisexuelles, Transexuelles et +) [illustration] © Maxppp - Alexis Sciard

À l'occasion de la journée mondiale contre l'homophobie, l'association "Couleurs Gaies" va remettre ce lundi ses archives à la ville de Metz . France Bleu Lorraine fait le point sur les avancées en matière de défense des droits des personnes LGBT+ ( Lesbiennes, Gay, Bisexuelles, Transexuelles et +) avec Mathieu Gatipon-Bachette, son président. 

L'association a invité les communes du département à afficher un drapeau arc-en-ciel sur le fronton de leur mairie , en signe de soutien, à l'occasion de la journée mondiale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie, ce lundi 17 mai. Couleurs Gaies, qui milite en faveur de la défense des droits des personnes LGBT+ depuis sa création en 1999, va remettre aujourd'hui une collection de ses archives à la ville de Metz : « C'est une façon de protéger cette mémoire et de valoriser un patrimoine qui pourra être étudié par des chercheurs ou de futurs militants », commente le président de l'association, également porte parole du collectif Inter-LGBT

PMA, PrEP, thérapies de conversion : des avancées législatives toujours attendues

Le 19 juin prochain, l'association Couleurs Gaies participera à la marche des fiertés prévue à Metz : « la dernière avant la prochaine éléction présidentielle », commente Matthieu Gatipon-Bachette. Pour le militant, le bilan quinquennal ne s'annonce pas très bon en matière d'avancée des droits des personnes LGBT : « La PMA est toujours en débat, et c'est très laborieux. Sur les thérapies de conversion qui visent à changer l'orientation sexuelle des personnes LGBT+, la plupart des parlementaires s'accordent à dire qu'il faut les interdire, mais il n'y a pas de loi portée au calendrier. Et sur des questions de santé comme celle de l'accès à la PrEP [un traitement préventif contre le VIH] dans les cabinets de medecins généralistes, on n'y est toujours pas », détaille le porte-parole du collectif Inter-LGBT .

Selon lui, le plan d'action contre la haine et les discriminations anti-LGBT mis en place par le gouvernement en 2020, porté par Elizabeth Moreno, ministre en charge de l'Égalité, n'a « malheureusement pas toujours les moyens ni n'est investi de l'autorité nécessaire pour peser sur les autres ministères. » Il espère que les prochaines mobilisations prévues en parallèle du déconfinement provoqueront un petit sursaut d'ici à la fin du mandat d'Emmanuel Macron.

Moins de plaintes contre des violences anti-LGBT pendant la crise sanitaire

Tous les ans, le ministère de l'Intérieur recense le nombre de plaintes enregistrées pour des violences homophobes ou transphobes. Ce dernier a baissé de 15% en 2020 par rapport à l'année précédente, après une hausse de 36 % entre 2018 et 2019. Un bilan « en trompe l'oeil » selon Matthieu Gatipon-Bachette, qui rappelle que la plupart des aggressions anti-LGBT ont lieu dans l'espace public : «  Quand vous sortez d'un bar ou d'une boîte de nuit identifiée comme "LGBT friendly" et qu'on vous prend à partie, ou lorsqu'on vous insulte dans la rue parce que vous avez une attitude qui peut-être, laisse transparaître votre orientation sexuelle ou votre orientation de genre » , explique-t-il. Or, avec les confinements successifs de l'année 2020 et la fermeture prolongée de nombreux lieux sociaux, les potentielles victimes de ce genre d'aggressions ont moins investi l'espace public et étaient donc moins exposées au risque. 

Hausse des violences intra-familiales

Parallèlement, le Président de Couleurs Gaies a constaté une augmentation des comportements homophobes dans un cadre privé, notamment intra-familial : « Des personnes nous ont beaucoup sollicité parce qu'elles étaient complétement isolées. Ce sont souvent des jeunes. Quand vous êtes en train de découvrir votre orientation sexuelle, que vous la révelez, et que ça se passe mal avec vos parents alors l'école, le lycée ou le simple fait de voir vos amis, ce sont des soupapes de décompression. Quand on est confinés, on n'a pas ces soupapes », explique Matthieu Gatipon-Bachette. L'association témoigne notamment d'être intervenue pour trouver des solutions d'hébergement à certains jeunes mis à la rue par leurs parents. 

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