Société

Journée mondiale de l’autisme : encore trop peu d’enfants scolarisés dans le Nord Franche Comté

Par Nicolas Raffin et Isabelle Rolland, France Bleu Belfort-Montbéliard mardi 1 avril 2014 à 6:00 Mis à jour le mercredi 2 avril 2014 à 6:00

La journée mondiale de l'autisme
La journée mondiale de l'autisme © Radio France - Nicolas Raffin

C’est aujourd’hui la journée mondiale de l’autisme : l’occasion de mettre en lumière la trop faible scolarisation des enfants autistes en France et dans le Nord Franche Comté. D’après le Conseil de l’Europe, seulement 10% d’entre eux vont au collège, quasiment aucun au lycée.

Le « Collectif autisme », qui fédère plusieurs associations autour de l’autisme, a réalisé une enquête le mois dernier. Son constat est implacable : les enfants diagnostiqués « autistes » sont encore trop peu scolarisés, et pas assez pris en charge en France. Sur 500 familles concernées par l’autisme interrogées, 80% déclarent que leurs enfants ne vont pas à l’école.

Christian et Hélène habitent près de Montbéliard : ils sont parents de Léa , 20 ans, diagnostiquée autiste à 10 ans.

"Il faut accepter le diagnostic"

Pour Christian "on est d'abord dans le déni, on a envie de se battre, de faire ce qu'il faut pour la sortir de là, mais il faut l'accepter et se résigner ." Malgré plusieurs tentatives elle n’a pas pu être scolarisée normalement et navigue désormais entre un institut spécialisé et la maison.

"2 heures par semaine dans une classe, c'est trop peu "

Hélène regrette que sa fille ne soit pas allée plus longtemps à l’école :" elle a appris à lire et à écrire mais il n'y avait pas de possibilité de la laisser plus de temps à l'école. Deux heures, ce n'est pas suffisant, un enfant autiste a besoin de journées entières pour se poser. La meilleure solution, c'est entre l'école et l'institut spécialisée ."

Autisme / SON

Dans l’aire urbaine, il existe plusieurs structures d’accueil spécialisées, les IME (Instituts Médico Educatifs) à destination des enfants et adolescents autistes, et les FAM (Foyer d’accueil médicalisé) pour adultes. Mais ses structures manquent de place pour accueillir toutes les personnes ayant besoin d’une prise en charge.