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Journée mondiale des réfugiés : l'accueil s'organise au Pays Basque

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Par , France Bleu Pays Basque

Le sujet ô combien brûlant est au cœur de l'actualité aux Etats-Unis, en Europe ainsi qu'en France, avec l'examen au Sénat du projet de loi "Asile et immigration". Au Pays Basque, loin de toutes ces considérations politiques, plusieurs associations œuvrent pour venir en aide aux réfugiés.

25 réfugiés avaient été hébergés au centre d'accueil de Bayonne l'automne dernier
25 réfugiés avaient été hébergés au centre d'accueil de Bayonne l'automne dernier © Radio France - Oihana Larzabal

Rendez-vous est donné près du moulin de Bidache, chez Chamssoudine Tchimssi. Il a fui le Niger il y a trois ans, sa demande d'asile est toujours à l'étude. Il est l'un des sept réfugiés pris en charge par "Solidaris", association créée en juillet 2017 sur le canton de Bidache et Peyrehorade. 

Solidaris

"Solidaris, c'est la traduction de l'adjectif solidaires, au pluriel. Et c'est ce que nous sommes finalement" explique la présidente, Véronique Robert. L'association est composée d'une vingtaine de membres, des habitants qui se relaient pour venir en aide aux réfugiés. 

Tout être humain sur terre doit aider l'autre quand il est dans le besoin — Didier, membre de Solidaris

L'accueil des réfugiés ne se limite pas à trouver un hébergement ou de la nourriture. "Il y a l'alphabétisation, pour ma part c'est le jeudi matin, mon épouse c'est le samedi matin" raconte Elie. "C'est un réflexe naturel que de les aider" poursuit-il, qu'il s'agissent de réfugiés en règle ou pas. "Contrairement à eux, moi je ne risque pas ma vie ! Peut-être me trouver en bastille un jour !"

Délit de solidarité

Certaines personnes ont appris à voler sous les radars pour pouvoir venir en aide aux réfugiés. Comme cette bénévole dont le mari est médecin généraliste, amené à soigner des migrants sans couverture sociale. Elle a parfois élaboré des stratagème pour trouver les médicaments nécessaires. "On explore des voies solidaires, on fait appel aux gens de bonne volonté pour pouvoir donner des soins à des personnes qui en ont besoin, même si elles ne sont pas officiellement reconnues par l'Etat comme pouvant être éligible aux soins médicaux".

Nous ne commettons aucun crime que celui d'aider — Jean-Claude, membre de Solidaris

"Pour aider les gens, il faut quelques fois braver la loi ! Où est-ce qu'on en est rendu ?" interroge Elie. 

"On essaie de leur apporter la possibilité de vivre le plus dignement possible" - Véronique Robert, présidente de Solidaris

Absurdité administrative

Guylain est aujourd'hui membre à part entière de Solidaris. Parti du Cameroun en 2010, il a d'abord bénéficié du soutien de l'association. Il a vécu toute une année pensant être dans l'illégalite. La réponse de la Cour Nationale du Droit d'Asile s'était en fait perdue. Il l'a appris le jour où il a été arrêté par la Police de l'Air et des Frontières. "Je n'étais même pas au courant que j'avais obtenu le statut de réfugié. Cela a été très très difficile. Mais dans la vie il faut toujours avancer, toujours oser" raconte sans amertume Guylain.

"Le jour où la police m'a arrêté, je n'étais même pas au courant que j'avais le statut" - Guylain

Les mineurs isolés

Le département est en charge de la protection des mineurs et donc des enfants migrants. En 2017 dans les Pyrénées-Atlantiques, 200 réfugiés mineurs ont été pris en charge. "Dans notre département, aucun jeune mineur ne dort dans la rue" assure Annick Trounday, conseillère départementale déléguée à l'enfance. 

En 2017, le département des Pyrénées-Atlantiques a consacré 9 millions d'euros à la protection des mineurs. Pour cette année, il va amender 1.5 million de plus, soit un total de 10.5 millions d'euros. Il va également ouvrir 52 places supplémentaires pour l'accueil des réfugiés de moins de 18 ans d'ici le mois de juillet et 10 pour la mise à l'abri immédiate. 

Réécoutez en intégralité l'interview d'Annick Trounday, invitée de France Bleu Pays Basque

Pour contacter l'association Solidaris, vous pouvez envoyer un mail à l'adresse suivante : solidaris@bidache.eu 

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