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Société

Journée mondiale du recyclage : que deviennent les bouteilles en plastique à Strasbourg ?

samedi 17 mars 2018 à 19:56 Par Clément Lacaton, France Bleu Alsace et France Bleu Elsass

Ce dimanche 18 mars, c'est la Journée mondiale du recyclage. La France reste mauvaise élève en matière de tri du plastique : un quart seulement des emballages est recyclé. On a suivi le contenu de votre poubelle jaune dans l'un des plus grands centres de tri de France, à Strasbourg.

Au centre de tri Altem (groupe Schroll), au Port-du-Rhin à Strasbourg.
Au centre de tri Altem (groupe Schroll), au Port-du-Rhin à Strasbourg. © Radio France - Clément Lacaton

Les Français sont de plus en plus nombreux à trier leurs déchets, avec de gros efforts des collectivités ces dernières années, mais il y a encore des progrès à faire. Aujourd'hui, seul un quart (26%) des emballages en plastique est recyclé, selon une enquête récente du magazine "60 Millions de consommateurs", alors que le gouvernement vise 100% d'ici 2025.

En cause : pas assez de bouteilles triées, encore trop de plastique jeté avec les déchets ménagers, un tri trop complexe ou trop cher, et des matières pas encore valorisées. Et pourtant, c'est déjà un travail de fourmi, comme au centre de tri Altem (société du groupe Schroll) au Port-du-Rhin à Strasbourg, où arrivent tous les emballages des poubelles jaunes de l'Eurométropole. Plus de 50.000 tonnes de déchets recyclables chaque année.

Tout ce qui est plat va monter (journaux et cartons) et tout ce qui est rond (bouteilles et flacons) va rouler et redescendre."

Au centre de tri Altem (groupe Schroll), au Port-du-Rhin à Strasbourg. - Radio France
Au centre de tri Altem (groupe Schroll), au Port-du-Rhin à Strasbourg. © Radio France - Clément Lacaton
Au centre de tri Altem (groupe Schroll), au Port-du-Rhin à Strasbourg. - Radio France
Au centre de tri Altem (groupe Schroll), au Port-du-Rhin à Strasbourg. © Radio France - Clément Lacaton
Hugues Babst, le directeur des ventes du groupe Schroll. - Radio France
Hugues Babst, le directeur des ventes du groupe Schroll. © Radio France - Clément Lacaton

Dans cet immense hangar, un énorme tas : tout ce qui sort de votre poubelle jaune, en vrac : papiers, carton, quelques déchets qui n'ont rien à faire là et... du plastique. Sous toutes ses formes : du film ultrafin au gros bidon... Et c'est loin d'être simple, nous détaille Hugues Babst, le directeur des ventes du groupe Schroll : "En fonction du poids des matériaux, on fait un tri par densité. Tout ce qui est plat va monter, les journaux et les cartons, et tout ce qui est rond, type bouteilles et flacons, va rouler et redescendre. Donc on a une séparation physique des bouteilles en plastique, ensuite des tris optiques pour repérer les matières."

Déchets transformés en pulls, couettes et tuyaux

Au centre de tri Altem (groupe Schroll), au Port-du-Rhin à Strasbourg. - Radio France
Au centre de tri Altem (groupe Schroll), au Port-du-Rhin à Strasbourg. © Radio France - Clément Lacaton
Au centre de tri Altem (groupe Schroll), au Port-du-Rhin à Strasbourg. - Radio France
Au centre de tri Altem (groupe Schroll), au Port-du-Rhin à Strasbourg. © Radio France - Clément Lacaton
Au centre de tri Altem (groupe Schroll), au Port-du-Rhin à Strasbourg. - Radio France
Au centre de tri Altem (groupe Schroll), au Port-du-Rhin à Strasbourg. © Radio France - Clément Lacaton

Et c'est très important : séparer deux types de plastiques, avec l'aide des yeux et de la main de l'homme : le PET (les bouteilles d'eau et de soda) et le PEHD (les nettoyants ménagers, la lessive, les bouteilles de lait). En bout de chaîne, d'immenses balles de plastique aux couleurs bien différentes, prêtes à être envoyées aux industriels : "Ils vont les transformer en petites billes de plastique, qui vont ensuite retrouver une nouvelle vie...", à travers de nouvelles bouteilles d'eau, des pulls polaires ou des couettes de lit, pour le PET. Et pour le PEHD, rien à voir, des tuyaux de canalisation et des tubes. 

Le problème des pots de yaourt

Droits réservés - Aucun(e)
Droits réservés

Reste encore d'autres matières à recycler, remarque Christophe Neumann, directeur de Citeo (anciennement "Eco-emballages") dans le Grand Est : "Les pots de yaourt, les barquettes, les films alimentaires. Ce sont des produits qui peuvent être souillés. Aujourd'hui c'est le matériau sur lequel on a le plus d'efforts à faire."

Seule une bouteille (ou flacon) sur deux (56%) est recyclée. Les autres sont incinérées ou perdues dans la nature.

86 kilos dans le Bas-Rhin, 92 kilos dans le Haut-Rhin

REPORTAGE CLEMENT LACATON/FRANCE BLEU ALSACE

A la campagne, chaque habitant trie 60 kilos de déchets (tous matériaux confondus) par an, deux fois plus qu'en ville. 

  • Tri des emballages, en nombre de kilos triés par an et par habitant : 92 kilos dans le Haut-Rhin et 86 kilos dans le Bas-Rhin (source : Citeo).