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Société DOSSIER : Le pourquoi du comment

Journée mondiale sans téléphone : êtes-vous nomophobes ?

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Par , France Bleu Auxerre, France Bleu

Ce 6 février, c’est la journée mondiale sans téléphone mobile. A une époque où huit Français sur dix en ont un, saurez-vous lâcher un peu votre smartphone ?

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp - Vincent Isore

Près de huit Français sur dix possèdent un smartphone. On s'en sert pour téléphoner, surfer sur internet, prendre des photos...mais pour certains, c’est devenu plus qu’un outil : c’est devenu un besoin.

Nomophobie : l’angoisse d’être sans téléphone

On appelle ça la nomophobie, un terme qui nous vient de l’anglais « no mobile phone phobia », soit « la peur d'être sans téléphone mobile, ou qu'il ne fonctionne pas ». Le mot est apparu dans le Petit Larousse en 2013, dans le Petit Robert en 2016 et il a même été élu mot de l'année 2018 par le comité du Cambridge Dictionnary.

Les symptômes de la nomophobie peuvent aller de la consultation fréquente, voire frénétique du smartphone, jusqu'à une véritable sensation d'anxiété parfois aiguë, si leur appareil est cassé, si la couverture est mauvaise ou si leur batterie est déchargée et qu'ils sont dans un lieu sans prise de courant, par exemple. Certains nomophobes développent même des crises d'angoisse, avec sueurs, essoufflements et augmentation de la vitesse cardiaque.

"Etes-vous nomophobe ?" - Le Pourquoi du Comment de Delphine Martin

On peut donc devenir dépendant de son téléphone

L'organisation mondiale de la santé, qui a reconnu l'an dernier l'addiction aux jeux vidéos, ne reconnait pas celle aux téléphones portables. Mais de nombreux médecins et psychologues constatent le développement de cette névrose, en particulier chez les jeunes, notamment ceux de le génération qu'on appelle "digital native", celle qui a grandi entourée de nouvelles technologies.

Selon la dernière étude de la mutuelle étudiante Smerep, deux tiers des étudiants déclarent passer entre 2 et 6 heures par jour sur leur téléphone. Et plus de quatre étudiants sur dix se sentent incapables de s'en passer, ne serait-ce que pendant une journée.

Une dépendance surtout psychologique

C’est une dépendance principalement psychologique parce que le smartphone, aujourd'hui, c'est bien plus qu'un téléphone. On s'en sert pour s'informer, se divertir, donner ou prendre des nouvelles de ses proches… C’est un outil qui permet aussi de rester connecté, d'avoir une visibilité sociale, de lutter contre l'ennui et parfois même de s'échapper d'une réalité qui nous déplaît.

Il y a aussi un ressort purement biologique. A chaque nouveau message, à chaque notification sur les réseaux sociaux, à chaque information qui clignote, notre corps fabrique de la dopamine, qu'on appelle l'hormone du bonheur, mais qui est surtout l'hormone de la motivation. Et qui nous pousse à chercher encore et encore la même satisfaction.

Tous accros ?

Dans une étude du cabinet Deloitte sur les français et leur smartphone réalisée en 2016, on apprend que les Français vérifient leur smartphone en moyenne 26 fois par jour. Chez les 18-24 ans, c'est quasiment deux fois plus : 50 fois par jour.

On apprend aussi que deux français sur dix consultent leur téléphone moins de cinq minutes après le réveil ou cinq minutes avant de s’endormir. Huit Français sur dix jettent un œil à leur téléphone pendant qu'ils regardent un film ou la télévision ou pendant qu'ils sont avec des proches. Quatre Français sur dix le consulte même au milieu de la nuit !

Attention aux yeux et au sommeil aussi

Abuser de son téléphone, ou de tout autre écran d'ailleurs, est aussi mauvais pour les yeux. Ça favorise la myopie. Les lumières bleues ont également des conséquences sur le sommeil. Elles favorisent les insomnies et les difficultés d'endormissement.

Et ce n’est pas tout : à trop se courber sur les écrans, les ados peuvent développer des problèmes de cou. A trop envoyer de messages, ils risquent des tendinites du pouce. Et ce n’est pas une blague. 

Et puis il y a les craintes pour le cerveau. Les ondes électromagnétiques favoriseraient les cancers. Le débat secoue la communauté scientifique depuis des années, sans certitudes pour le moment.

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