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Journée nationale de lutte contre le sexisme : les Stéphanoises racontent

C'est la journée nationale de lutte contre le sexisme, le fait de discriminer quelqu'un à cause de son sexe, ce lundi 25 janvier. Une discrimination qui touche majoritairement les femmes... On a fait le point avec les Stéphanoises et les Stéphanois : le sexisme, c'est toujours bien d'actualité.

Manif contre le sexisme vestimentaire devant l'Hotel de Ville de Saint-Etienne en octobre dernier
Manif contre le sexisme vestimentaire devant l'Hotel de Ville de Saint-Etienne en octobre dernier © Maxppp - Rémy PERRIN

"Je bois un café avec une amie sur la place Jean-Jaurès, on discute tranquillement, et puis un homme passe, d'une soixantaine d'années, et il nous dit : ça va les filles ? Alors qu'on ne lui a rien demandé ! Il a même réitéré !" raconte Emma, 27 ans. La scène qu'elle décrit vient tout juste de se produire, c'est habituel, selon la jeune femme et selon toutes les femmes interrogées ce jour-là. 

"Ça ne devrait même pas exister, au XXIe siècle !"

"C'est souvent qu'un Monsieur me dit bonjour, mais je ne réponds pas parce que j'ai peur !" explique quant à elle Anna, 61 ans. Pour elle, comme pour Emma, ces hommes qui s'adressent à elles sans invitation représentent une intrusion assez mal venue. Les incivilités de rue sont l'exemple qui revient le plus souvent quand on demande aux femmes : avez-vous déjà été victime de sexisme ? Et ces incivilités touchent tous les âges : "On se sent mal à l'aise quand on est en jupe, on se prend toujours des réflexions", racontent Elise et Shirley, 16 ans. Leur jeune génération connectée a même mis en place des ruses pour faire face au sexisme : "Il existe des applications pour faire croire qu'on reçoit un appel téléphonique, quand on se sent mal à l'aise, dans un Uber par exemple", racontent-elles. "Mais ça ne devrait même pas exister, au XXIe siècle !"

"Ce serait bien que les femmes, au quotidien, soient capables d'ouvrir un peu plus la bouche, de se faire entendre et de ne pas se laisser faire, quoi. C'est aussi comme ça que ça avance et pas en baissant les yeux et en faisant le dos rond !" encourage Marlène, 42 ans. Elle explique qu'elle riposte toujours quand elle est victime d'incivilités. Mais tout le monde ne se sent pas suffisamment à l'aise pour le faire : "Moi j'ai peur d'en arriver à une confrontation, donc en général je réponds, par fierté, mais tout doucement", raconte Emma. 

En 2021 : peut mieux faire 

Les incivilités dans la rue sont monnaie courante, selon les Stéphanoises, mais elles existent aussi dans le monde du travail. "Soit disant, les hommes feraient mieux, ils n'ont pas d'aléas, pas besoin de partir plus tôt pour aller chercher les enfants... Du coup ils sont mieux rémunérés que les femmes. J'ai 62 ans et ça a toujours été comme ça, à mon avis ça ne changera pas", explique Fatima. 

"Moi je trouve que ça va de mieux en mieux, la nouvelle génération est de plus en plus ouverte sur ce sujet, _on a eu des éducations un petit peu différentes par rapport aux anciennes générations, très patriarcale_s", estime Robin 27 ans. Lui dit faire attention dans la vie de tous les jours à ne pas avoir de comportement sexiste : "_Je traite tous les êtres humains parei_l" explique-t-il. "Et avec ma compagne, on partage les tâches équitablement."

Noredine, 36 ans, estime, lui, qu'il y a encore beaucoup de progrès à faire : "Tout le monde travaille, alors ce n'est pas normal que la femme se retrouve avec la charge de la maison en plus. Il faut partager les tâches, s'occuper ensemble des enfants et surtout : discuter", explique-t-il. Pour Anna, 61 ans, ce qui a changé aujourd'hui, c'est que le sexisme n'est plus un tabou : "Avant, c'était caché. Maintenant on en parle plus facilement, et c'est important : il faut que ça se sache !

Angelo, 61 ans, se dit prêt pour le changement. Il a même de grandes ambitions pour les femmes : "Je pense qu'il faut peut-être qu'une femme soit au pouvoir à l'heure actuelle !" déclare-t-il. Affaire à suivre...

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