Société

Jugement Air France : "Une volonté affichée de mettre au pas le mouvement syndical" réagit Philippe Martinez

Par Nathalie Broutin et Thierry Colin, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu mercredi 30 novembre 2016 à 16:15

Philippe Martinez était à Nancy ce mercredi 30 novembre pour clore un congrès départemental de la CGT
Philippe Martinez était à Nancy ce mercredi 30 novembre pour clore un congrès départemental de la CGT © Maxppp - Maxppp

Venu clore le congrès départemental annuel de la CGT de Meurthe-et-Moselle à Nancy ce mercredi 30 novembre, Philippe Martinez, le secrétaire général de la Confédération Générale du Travail a réagi aux condamnations des trois ex-salariés d'Air France. "Volonté de répression syndicale", selon lui.

Près de 200 militants de la CGT de Meurthe-et-Moselle se sont réunis pendant deux jours à Nancy, à l'occasion de leur congrès annuel. Ce mercredi 30 novembre, Philippe Martinez en personne, le secrétaire général du syndicat est venu clore les discussions.

Lors d'un point presse, le représentant national de la Confédération Générale du Travail a réagi aux condamnations de trois anciens salariés d'Air France. Ce mercredi, le tribunal de Bobigny en région parisienne a condamné à des peines de trois à quatre mois de prison avec sursis trois ex-salariés d'Air France, des militants CGT, accusés d'avoir agressé deux cadres de la compagnie lors d'une manifestation en octobre 2015. Dans cette affaire, deux autres prévenus ont été relaxés.

Aucune preuve concrète, selon Philippe Martinez

Selon Philippe Martinez, "il n'y a aucune preuve concrète pour identifier ceux qui ont arraché la chemise ou bousculé le DRH, directeur des ressources humaine d'Air France, aucune, pourtant il y a des caméras , je peux vous dire qu'il y a des caméras, donc," poursuit le secrétaire générale de la CGT, "c'est une volonté de stigmatiser une organisation syndicale ". Philippe Martinez ajoute que lors de la manifestation en octobre 2015, plusieurs milliers de salariés d'Air France manifestaient ce jour là contre des suppressions d'emplois.

Volonté affichée de mettre au pas le mouvement syndical, réagit le représentant CGT

Philippe Martinez répète encore "il s'agit ici d'une volonté de mettre au pas le mouvement syndical, singulièrement la CGT. Une répression syndicale que l'on retrouve dans un certain nombre de condamnations et dans un certain nombre d'agissements" ajoute-t-il.

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