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Les enfants sont aussi des victimes des violences conjugales, selon Karen Sadlier, psycologue

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Par , France Bleu Limousin

Le Dr Karen Sadlier, psychologue et spécialiste des violences au sein du couple anime ce lundi une webconférence organisée par la Préfecture de la Haute-Vienne, à l'occasion de la journée de lutte contre les violences faites aux femmes. Elle était ce lundi matin l'invitée de France Bleu Limousin.

ne affiche contre les violences intrafamiliales placardée dans un immeuble à Paris (avril 2020)
ne affiche contre les violences intrafamiliales placardée dans un immeuble à Paris (avril 2020) © Radio France - Fiona Moghaddam

Le Dr Karen Sadlier, psychologue et spécialiste des violences au sein du couple anime ce lundi après-midi une webconférence organisée par la Préfecture de la Haute-Vienne, à l'occasion de la journée de lutte contre les violences faites aux femmes, qui a lieu mercredi. Invitée de France Bleu Limousin ce mercredi, elle a notamment insisté sur les dégâts que les violences conjugales créent chez les enfants, témoins ou directement victimes de ces violences. 

Un réel risque de trouble post-traumatique chez les enfants

"Longtemps, on a voulu penser que les enfants étaient indemne, mais on sait maintenant que les enfants sont très affectés par ces violences au sein du couple, plus de moitié d'entre eux vont développer des troubles post-traumatiques, comme s'ils étaient maltraités ou dans une situation de guerre ou d'attentat" a expliqué la psychologue. 

Y a-t-il un risque qu'ils reproduisent ces violences ? "Oui", a rajouté Karen Sadlier, "car ils voient une relation verticale entre un parent qui impose et un autre parent qui a peur. Et on va voir que _les enfants peuvent reproduire cela dans leurs propres relations_, avec leurs camarades de classe, par exemple en devenant le petit caïd de la récré, ou le suiveur qui n'ose pas dire son point de vue, le tout dans un contexte dictatorial au sein de la famille".

Plus l'atmosphère est tendue, plus il y a un risque de passage à l'acte

Par ailleurs, les violences conjugales augmentent aussi en cette période de confinement. La plateforme de signalements en ligne (le 39-19) voit ses appels en hausse de 15% depuis la fin octobre et le début du reconfinement, "comme lors du premier confinement" a constaté la psychologue. "Et c'est très difficile car les femmes ne peuvent demander de l'aide à l'extérieur, elles sont enfermées avec l'agresseur au domicile, dans une atmosphère de plus en plus tendue. Et plus l'atmosphère est tendue, plus il y a un risque de passage à l'acte. Le plus important reste d'en parler, dans les médias, de parler de ce numéro d'alerte, le _39-19_".

Enfin Karen Sadlier estime très positive la création prochaine de 16 centres en France, dont un à Limoges, pour prendre en charge les hommes violents, pour sensibiliser les auteurs et plus seulement accompagner les victimes. "Le travail avec les auteurs est extrêmement important, pour essayer de diminuer la récidive notamment, les auteurs ont besoin d'aide pour comprendre que leurs actes ne sont pas acceptables, gérer la situation de tension différemment et avoir de l'empathie pour la victime et pour autrui" a conclu Karen Sadlier. 

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