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Kevin Aymoz après son coming out : "J'ai eu peur d'une vague de haine, mais les retours sont 100% positifs"

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Par , France Bleu Isère, France Bleu

Le patineur grenoblois Kevin Aymoz fait partie des s sports de haut niveau français qui ont évoqué leur homosexualité dans un documentaire "Faut qu'on parle" diffusé samedi soir sur Canal +. Le quadruple champion de France de patinage artistique âgé de 23 ans explique pourquoi sur France Bleu Isère.

Kevin Aymoz n'est pas venu parlé de son palmarès sur France Bleu Isère. Il est venu expliquer pourquoi il a participé au documentaire "Faut qu'on parle" diffusé sur Canal+ samedi dernier où six athlètes français révèlent leur homosexualité. Le quadruple champion de France de patinage artistique originaire de Grenoble répond aux questions de Nicolas Crozel.

Kevin Aymoz, il y a une semaine, vous avez révélé publiquement votre homosexualité dans un documentaire sur l'homosexualité dans le milieu du sport de haut niveau qui a été diffusé sur Canal+ une semaine plus tard. Quelles sont déjà les réactions que vous avez eues ? 

Ça fait plaisir. Après la diffusion du documentaire, on a eu une vague d'amour. Moi, j'ai eu vraiment 100 % de retours positifs et ça, ça fait plaisir. C'était le but du documentaire, donc ça fait plaisir. 

Est ce que vous aviez une sorte d'appréhension ? 

Je ne me suis pas du tout rendu compte au début, quand on a tourné toutes les scènes et toutes les vidéos. 

Et au moment de la diffusion, quelques jours avant ? 

Oui, j'ai commencé à prendre peur d'une petite vague de haine qui pouvait s'abattre sur moi. Et finalement, le jour du doc, j'étais très stressé parce que je voulais vraiment qu'il soit beau. J'ai eu la surprise, comme tout le monde, de le voir en direct. 

Vous ne l'aviez pas vu avant ? 

Non, pas du tout. C'était vraiment le soir même. Donc finalement, quand je l'ai vu, j'étais très content. J'ai pleuré toute la soirée et le lendemain, j'étais très content. 

Vous êtes six à témoigner. Et il y notamment, Jérémie, un rugbyman qui lui a choisi de faire son annonce aussi en famille. Il l'a dit en même temps à la télé, en même temps à ses parents. Ce n'était pas votre cas. Votre entourage était au courant, par contre ?

Oui, ça fait déjà deux, trois ans que mon entourage très, très privé est au courant. Et même l'équipe de France et toutes les personnes de mon milieu professionnel sont au courant. Donc moi, ce n'était pas du tout une grosse révélation. Ce documentaire, je l'ai fait pour aider. Je ne voulais pas du tout faire un coming out public. Ce n'était pas du tout mon truc. C'était vraiment pour aider. J'ai parlé. 

Vous dites dans le documentaire, que vous avez souffert à l'adolescence et que finalement, tant que vous n'avez pas parlé, vous n'étiez pas libéré. Et là, vous vous sentez mieux ?

Speaker 2: Oui, c'est une période de ma vie que je n'ai pas trop kiffé. C'est vraiment de la pression tous les jours que je me mettais moi-même par rapport au regard des autres, et par rapport à ce que les autres pouvaient penser. Aujourd'hui, je me sens beaucoup plus libre. 

Est-ce que vous pensez que ce documentaire peut aider certains à justement oser le dire? Pour vivre mieux après ? 

Oui. Au début, je ne me rendais pas compte. Et finalement, avec tous les messages que j'ai reçus et des remerciements et des témoignages, je pense et j'espère que beaucoup pourront le voir. Alors moi, de mon côté, j'aimerais bien que ce soit possible de le diffuser dans les collèges et lycées. Je trouve que ce serait très important pour les jeunes. 

La parole se libère, entre guillemets. Les mentalités évoluent, avancent et en même temps. Cette semaine, on a vu à l'Euro de foot, la FIFA a empêché que le drapeau arc en ciel illumine le stade de Munich pour envoyer un signal aux Hongrois. Et parce qu'en Hongrie, effectivement, ce n'est pas facile d'être homosexuel. On voit bien que le combat est loin d'être gagné ?

Dans certains pays, c'est encore très, très compliqué, même en dehors de certains pays, jusque dans le milieu du foot. Dans un sport où le sujet est très tabou. C'était très important de libérer la parole.

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