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L'abandon du projet du parking préfecture devant le conseil municipal d'Annecy

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Par , France Bleu Pays de Savoie

C'était une promesse de campagne. Le maire écologiste d'Annecy François Astorg soumet ce soir au conseil municipal l'abandon du projet du parking Préfecture et de ses 700 places de stationnement enterrées. Les commerçants du centre-ville grincent des dents.

Dans le projet du parking souterrain préfecture, l'aire de stationnement extérieur devait être réaménagée et végétalisée
Dans le projet du parking souterrain préfecture, l'aire de stationnement extérieur devait être réaménagée et végétalisée © Radio France - Marie AMELINE

Il s'y était engagé pendant la campagne électorale. Aujourd'hui, 100 jours après son accession à la mairie d'Annecy en Haute-Savoie, François Astorg, tient sa promesse, et soumet ce lundi soir au conseil municipal , l'abandon du projet du parking préfecture, élaboré par son prédécesseur Jean-Luc Rigaut. Objectif visé à travers cette première mesure: diviser par deux la circulation automobile en 10 à 15 ans dans Annecy.

Si vous n'augmentez pas les stationnements, les gens deviennent ingénieux et trouvent des solutions

On change de stratégie confirme ainsi François Astorg. On ne peut plus continuer à creuser, et à artificialiser l'espace urbain. Il y a plein de villes en France qui ont fait ce constat là: quand on ouvre un parking, on décale le problème, les gens s'en servent et ils ont raison, et le flot de voitures continue à grossir. Si vous n'augmentez pas les parkings les gens deviennent ingénieux et trouvent des solutions. 

Un peu de patience, nous avons dix ans de retard à rattraper

"Nous travaillons à un schéma directeur de l'offre de stationnement, mais, soyons raisonnable, nous ne pouvons pas proposer une offre sérieuse en 100 jours. Cela prend un peu de temps car il faut de la cohérence entre les parkings relais que nous voulons aux entrées de ville et les bus de la SIBRA, ainsi que les pistes cyclables."

No stationnement, no business

Pour les commerçants du centre-ville, l'abandon du projet est rude. Alain Michel, le fromager de la rue du lac, est désabusé et inquiet. "J'ai trois autres magasins dans les quartiers alentours de Pringy, Cran-Gevrier, et Annecy-le-Vieux. Là-bas, il y a des parkings aménagés, en zone bleue. Les gens arrivent, se garent, font leurs courses sans stress et s'en vont. Le panier moyen est bien meilleur. Dans ces trois fromageries l'activité progresse, là où elle diminue en centre-ville. La conclusion est simple: là où on nous enlève du parking , on travaille moins."

Les perspectives sont noires, je ne sais pas où on va avec eux

"La tendance générale, on veut plus de voitures, on veut que du vélo, moi j'ai rien contre, mais il faut qu'on nous trouve des alternatives. Aujourd'hui il n'y en pas, alors que le parking Préfecture en était une. Pour nous, les perspectives sont noires, je ne sais pas où on va avec eux. Et j'ai du mal à m'imaginer dans 10 ans, être encore commerçant dans le centre-ville."

Eux qui voient, disent-ils, les places de stationnement en surface diminuer comme peau de chagrin avec la piétonnisation progressive du centre-ville, et leur clientèle déserter. Par la voix de leur association, "les Vitrines d'Annecy", les commerçants avaient même essayé avec la précédente équipe municipale de négocier un troisième étage à ce parking préfecture. "Mais là, ce n'est pas même pas deux étages, c'est rien", déplore le vice-président des Vitrines d'Annecy, Thierry Radice.

Une promesse de campagne qui démonte , ce n'est pas tellement constructif

L'artisan du projet de ce parking Préfecture, aujourd'hui chef de file de l'opposition municipale, Jean-Luc Rigaut, raille cet abandon. "Enfin une promesse de campagne qui est tenue, mais une promesse qui démonte, ce n'est pas tellement un projet de construction.  Ce projet visait à apaiser la ville,  et de la piétonniser progressivement. Mais avant cela, il faut reconstruire des espaces souterrains pour accueillir les voitures, et soutenir l'économie du centre-ville.

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