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L'accès aux origines voté par l'Assemblée : "une avancée majeure" pour Véronique, Poitevine issue d'un don

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Poitou

La loi bioéthique a été adoptée en deuxième lecture samedi à l'Assemblée nationale. Une loi qui contient l'accès aux origines pour les enfants nés à grâce à un don de gamètes.Si le texte est adopté par le Sénat, ce serait "une avancée majeure" pour Véronique, Poitevine de 47 ans.

Véronique, quadragénaire poitevine, veut maintenant connaître le nom de son donneur pour savoir "qui [elle est] vraiment".
Véronique, quadragénaire poitevine, veut maintenant connaître le nom de son donneur pour savoir "qui [elle est] vraiment". © Radio France - Thomas Biet

Véronique*, quadragénaire poitevine n'a découvert qu'il y a quelques mois, grâce à un test ADN fait par sa sœur, qu'elle était issue d'une procréation médicalement assistée (PMA) avec don de sperme. " C'est comme si on m'avait coupée en deux, il y a une partie que je connais et l'autre c'est le vide total." Elle sait désormais que son père n'est pas son père biologique et que sa sœur est en fait sa demi-sœur mais pas beaucoup plus. " Moi je me regarde dans le miroir, j'ai quelques traits de ma maman mais il y a aussi les traits du donneur. _Et c'est une vraie souffrance de ne pas savoir vraiment qui on est._"

Alors, pour Véronique, l'adoption début août de la loi bioéthique par l'Assemblée nationale est "une avancée majeure" même si le texte doit encore passer devant le Sénat, probablement pas avant janvier 2021. Car elle contient l'accès aux origines pour les enfants nés à grâce à un don de gamètes (spermatozoïdes, ovocytes ou embryons). En clair, la levée de l'anonymat du donneur s'il est d'accord. Exactement ce que demande la Poitevine depuis la découverte de sa conception, par l'intermédiaire de l'association PMAnonyme.

"J'ai déjà un père, je n'ai pas besoin de créer un lien avec mon donneur"

Véronique se bat maintenant pour connaître son géniteur, et le mot est important : "J'ai déjà un père, je n'en ai qu'un et je n'ai pas besoin de créer un lien avec mon donneur, sa photo, son nom et ses antécédents médicaux me suffiraient amplement". Les antécédents médicaux c'est l'autre point central de sa recherche : "si un de mes enfants développe une maladie génétique, c'est important de le savoir". Elle en appelle à l'empathie des donneurs qui devront donner leur consentement pour lever leur anonymat : "on ne veut pas s'incruster dans leur vie privée, seulement réparer une injustice qui est de ne pas savoir qui on est et de toute façon aujourd'hui avec les tests ADN (toujours illégaux en France mais qui peuvent être commandés aux Etats-Unis ndlr) on les retrouvera". 

Des avancées techniques qui doivent entraîner une avancée sociale pour Véronique. " Quand je suis née dans les années 1970, la stérilité et la PMA, c'était tabou, honteux, et rejeté par l'Eglise. Je n'en veux pas à mes parents parce que ça a été une grande souffrance pour eux aussi mais aujourd'hui on n'en n'est plus là et on a le droit de savoir qui on est, c'est juste ce qu'on demande." Aujourd'hui en France, un bébé sur 30 est issu d'une PMA, avec ou sans don de gamètes.

*Le prénom a été modifié

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