Société

L'accueil des réfugiés s'organise dans les Landes

Par Leila Benjelloun, France Bleu Gascogne jeudi 17 septembre 2015 à 18:41

Les Landes s'organisent pour l'accueil des réfugiés
Les Landes s'organisent pour l'accueil des réfugiés © Max PPP

Les Landes devraient accueillir environ 200 réfugiés syriens, irakiens ou érythréens dans les deux ans à venir. On ne connait pas encore les noms ni le nombre de communes volontaires mais plusieurs principes ont été établis.

Une table ronde était organisée ce jeudi 17 septembre à la préfecture des Landes à Mont-de-Marsan. Elle a réuni les représentants de l'association des maires des Landes, les présidents des agglomérations de Dax et Mont-de-Marsan afin de fixer les modalités d'accueil des réfugiés. Le dispositif sera piloté par l’Etat. Un coordonnateur départemental sera nommé. 

200 réfugiés sur deux ans dans les Landes 

La France s’est engagée à accueillir 24 000 réfugiés syriens, irakiens ou érythréens sur deux ans. Les Landes en accueilleront environ 200 sur deux ans : une centaine sur l’arrondissement de Dax et une centaine sur celui de Mont-de-Marsan. Tous auront auparavant obtenu le statut de réfugié politique. L’accueil ne sera donc pas avant le mois de janvier voire le printemps prochain. 

On ne connaît pas encore le nom des communes qui participeront à cet effort de solidarité ni le nombre mais plusieurs principes ont été établis. Une intégration diffuse Afin de faciliter l’intégration des familles c’est le principe d’un accueil diffus qui a été retenu par l’association des maires des Landes. Les communes volontaires n’accueilleront pas plus de 5 familles. Cela permettra de ne pas créer un effet de masse mais aussi de favoriser l’intégration de ces hommes, ces femmes et ces enfants qui, dans un premier temps, ne parleront pas le Français. "Nous sommes persuadés que lorsque les gens sont 2, 3 ou 4 familles dans une commune, ils s’intégreront beaucoup plus facilement que s’il y a de gros rassemblements. C’est pareil pour les enfants. Un gamin dans une classe en immersion totale, s’il est tout seul ou qu’il a juste un copain, il va parler la langue de là où il est entre 4 et 6 mois. 

La meilleure des solutions, c’est vraiment une intégration diffuse" explique Jean-Yves Montus, le maire de Soustons et président de l’association des maires des Landes.

Jean-Yves Montus : " La meilleure des solutions, c’est une intégration diffuse "

Les familles landaises n’accueilleront pas de réfugiés Le conseil d’administration de l’association des maires des Landes a voté à l’unanimité le principe d’un accueil public. Les particuliers ne pourront pas donc pas héberger des familles de réfugiés. "On ne sait pas combien de temps, ça va durer. Ça peut être très long et il faut que les particuliers aient bien conscience de ça. On ne peut pas dire : je vous donne une chambre, je mets une personne mais si j’ai besoin de faire un voyage, il faut les mettre ailleurs. Ça ne peut pas fonctionner comme ça. Ce sera dans un deuxième ou troisième temps, si on a besoin que l’on sollicitera les particuliers" ajoute Jean-Yves Montus. 

Des logements publics 

Dans un premier temps, les services de l’Etat privilégieront les communes de plus de 1000 habitants : celles qui disposent d’un CCAS, un centre communal d’action sociale. Ces différentes structures assureront l'accompagnement des réfugiés: accompagnement social et apprentissage du français notamment. 

Les réfugiés seront donc hébergés dans des logements qui appartiennent aux collectivités et notamment des hébergements touristiques comme des chalets, des mobile-home dans les campings ou des hébergements dans des villages vacances. "A Soustons, on dispose de 15 000 lits d’hébergement touristique. Au camping municipal, on va mettre deux mobile home à disposition et je pense que tout se passera bien " poursuit Jean-Yves Montus.

Jean-Yves Montus : " 2 mobiles homes du camping municipal à disposition "

L'Etat attribuera une aide de 1000 euros aux communes par place d'hébergement créée.