Société

L'affaire Vincent Lambert renvoyée devant une formation collégiale

Par Bénédicte Courret, France Bleu Champagne-Ardenne mercredi 5 février 2014 à 21:27 Mis à jour le jeudi 6 février 2014 à 13:47

L'hopital Sébastopol à Reims où Vincent Lambert est hospitalisé dans un état proche du coma
L'hopital Sébastopol à Reims où Vincent Lambert est hospitalisé dans un état proche du coma © Monique Derrien - Radio France

Le Conseil d'État devait examiner le cas Vincent Lambert, symbole du débat sur l'euthanasie ce jeudi. Le juge unique chargé de cette délicate affaire préfère qu'une formation collégiale se prononce.

Le Conseil d'État reporte sa réponse à la demande de l'épouse de Vincent Lambert qui conteste la décision de la justice de maintenir artificiellement en vie son mari.

L'audience a eu lieu ce jeudi. Mais le magistrat nommé pour examiner cette délicate affaire préfère renvoyer le sort de cet homme tétraplégique devant une formation collégiale.

Questions éthiques trop délicates

Pour le président de l'audience qui se tenait ce jeudi, les questions éthiques, déontologiques et juridiques posées par cette affaire doivent être tranchées par plusieurs magistrats. Cette formation collégiale devrait se réunir la semaine prochaine.

Vincent Lambert est hospitalisé à Reims dans un état proche du coma depuis un accident de la circulation il y a cinq ans. Sa famille se déchire sur la décision à prendre.

Son épouse, Rachel, et une partie de la famille, souhaitaient que les traitements soient interrompus. Mais les parents, opposés à une euthanasie passive, ont saisi le tribunal administratif de Chalons-en-Champagne et obtenu gain de cause.