Société

L'aide commence à arriver au Vanuatu dévasté par le cyclone Pam

Par Germain Arrigoni, France Bleu dimanche 15 mars 2015 à 16:40

La capitale du Vanuatu, Port Vila, frappée par le cyclone Pam
La capitale du Vanuatu, Port Vila, frappée par le cyclone Pam © Maxppp

L'aide internationale commençait à arriver dimanche au Vanuatu, dévasté par Pam, un terrible cyclone qui a rasé des villages entiers de l'archipel dans ce qui s'annonce comme l'une des pires catastrophes du Pacifique sud.

Le bilan humain est encore incertain. Plus de 48 heures après le passage du cyclone Pam de catégorie 5 - la plus élevée - avec des rafales de vent dépassant 320 km/h, au moins six personnes ont été tuées selon le Bureau national des catastrophes. 

L'une des pires catastrophes dans le Pacifique ?

L'ONU a pour sa part fait état de la mort non confirmée de 44 personnes dans cet archipel aux 80 îles, l'un des pays les plus pauvres du monde, où commencent à atterrir des avions militaires étrangers chargés de nourriture et de matériel de secours.

Les autorités, qui s'attendent à ce que le bilan s'alourdisse, ont décrété l'état d'urgence dimanche et tentent d'évaluer l'ampleur des dégâts. Les agences humanitaires décrivent un impressionnant spectacle de dévastation: villages rasés, arbres arrachés, routes coupées. Selon l'ONG Oxfam, jusqu'à 90% des habitations de Port Vila ont été endommagées. "Cela sera vraisemblablement l'une des pires catastrophes jamais vues dans le Pacifique, l'ampleur des besoins humanitaires sera énorme" , a souligné le directeur d'Oxfam pour le Vanuatu, Colin Collet van Rooyen. 

Aide internationale

En réponse à l'appel pressant lancé samedi par le président Londsdale, l'aide internationale commence à arriver. L'aéroport de Port Vila a rouvert partiellement et sera accessible aux vols commerciaux à compter de lundi.

Face au désastre, la France, l'Australie et la Nouvelle-Zélande coordonnent leurs moyens d'assistance : la France doit évaluer la situation tandis que l'Australie et la Nouvelle-Zélande, vont répondre aux besoins prioritaires, selon Paul-Marie Claudon, directeur de cabinet du haut-commissaire de la République française à Nouméa. 

Le Royaume-Uni a promis deux millions de livres (2,8 millions d'euros), l'Union européenne un million d'euros, la Nouvelle-Zélande 730.000 dollars. L'Australie a annoncé une aide de 5 millions d'AUD (3,6 millions d'euros). 

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