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Société

L'alpiniste Jean-Christophe Lafaille disparaissait il y a dix ans au Népal

jeudi 28 janvier 2016 à 18:25 Par Denis Souilla et Véronique Saviuc, France Bleu Isère et France Bleu Pays de Savoie

L'alpiniste isérois Jean-Christophe Lafaille disparaissait il y a dix ans au Népal. Le grimpeur haut-alpin, ancien conseiller montagne de la ville de Grenoble entre 1997 et 2002 était considéré comme alpiniste le plus doué de sa génération. Le plus novateur et aussi sans doute le plus ambitieux.

Jean-Christophe Lafaille
Jean-Christophe Lafaille © Maxppp

ÉCOUTER | Il y a dix ans, Jean-Christophe Lafaille disaparaissait au Népal

Il y a dix ans, le 26 janvier 2005, disparaissait Jean-Christophe Lafaille sur les pentes du mont Makalu en Himalaya (Népal). Le grimpeur haut-alpin, ancien conseiller montagne de la ville de Grenoble entre 1997 et 2002 était considéré comme alpiniste le plus doué de sa génération. Il avait pour objectif de gravir les 14 sommets de plus de 8000 mètres de la planète, ce qu'aucun Français ne l'a réussi à ce jour. Il était en train de gravir le Makalu, son douzième sommet de plus de 8000 mètres,  en période hivernale, en solitaire et sans oxygène quand ses proches ont cessé d'avoir de ses nouvelles par téléphone.

"C'est un monde très inhumain au niveau dimension. On n'est pas du tout fait, pour grimper dans ces altitudes là sans apport d'oxygène artificiel et donc tout est très intense. C'est une vie à 150% au niveau concentration, au niveau fatigue, ce qui n'est pas facile à transcrire."

La chaîne de l'Himalaya, et le Mont Makalu à droite - Maxppp
La chaîne de l'Himalaya, et le Mont Makalu à droite © Maxppp

Jean-Christope Lafaille a fait ses premiers pas en Himalaya, avec le Grenoblois Pierre Beghin en 1992 dans l'Annapurna. À l'époque, Lafaille est revenu seul de l'expédition, son compagnon était tombé dans la descente. Lui-même n'a dû sa survie qu'à son exceptionnelle volonté, il a mis cinq jours à regagner le camp de base avec un bras cassé alors qu'on le croyait mort. "C'est quelqu'un qui avec sa petite taille ne payait pas de mine mais qui en fait était doté d'une énergie, d'une force peu communes. Il avait commencé par l'escalade où il était très bon. Il avait enchaîné avec l'alpinisme dans les Alpes avec de très belles réussite. Son ambition de réussir les quatorze '8000' était très légitime", se souvient Pierre Beghin.

"On s'adapte très peu au froid qui vous presse physiquement et qui vous presse le cerveau, de l'énergie, de la motivation pour fournir un effort tout au long de la journée"

Jean-Christophe Lafaille - Maxppp
Jean-Christophe Lafaille © Maxppp