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Culture – Loisirs

L'ancienne cité gauloise de Lattes était bien un port

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Par , France Bleu Hérault

Les dernières fouilles sur le site archéologique de Lattes (Hérault) ont permis de confirmer la présence d'un chenal et que la cité gauloise de Lattara était bien un port. L'occasion de revenir sur les découvertes faites par les archéologues.

Même pour leur dernier jour, les archéologues travaillent d'arrache-pied autour du chenal, sur le site de Lattes.
Même pour leur dernier jour, les archéologues travaillent d'arrache-pied autour du chenal, sur le site de Lattes. © Radio France - Elise Gilles

Lattes, France

C'est une grande découverte pour les historiens et les scientifiques : la cité gauloise de Lattara, actuellement Lattes, est en réalité un port datant de 200 avant J-C. Les fouilles actuelles ont permis de confirmer l'hypothèse faite par l'archéologue héraultais Henri Prades qui avait évoqué cette possibilité lors des premières fouilles dans les années 70. 

Depuis 2016, une vingtaine de scientifiques et d'archéologues creuse un mois par an le sol de Lattes, en dessous du niveau de la mer, pour dégager des restes de notre passé datant de l'époque gauloise. Et 2019 est donc une année cruciale puisqu'ils ont découvert, enfouis sous terre, un chenal et des magasins

"On a pu bien comprendre la configuration de la zone portuaire"

Mais pour parvenir à ces découvertes, l'équipe à dû travailler dur, comme en témoigne Nicolas Thomas, étudiant en archéologie à Paris et bénévole sur le site. "Quand on fouille dans un milieu comme ça, il y a beaucoup de boue et il y a en permanence de l'eau qui s'infiltre partout, raconte-t-il. Donc quand on fait de la fouille, on essaie d'avoir des strates les plus propres possibles. Et c'est difficile car à chaque fois qu'il y a de la boue qui revient, il faut renettoyer et en plus, il y a le piétinement. Donc il faut vraiment s'y prendre autrement que pour des fouilles sur du sec. La chaleur et la boue rendent le travail pénible physiquement."

Nicolas Thomas, étudiant en archéologie et bénévole sur le site.

Heureusement, il y a une jolie récompense à la fin de l'effort : l'accès à une partie jusqu'alors cachée de notre histoire. Et cela ravit Gaël Piquès, chargé des fouilles, bien qu'il trouve cette dernière journée difficile. "Les fins de chantier sont toujours très dures, confesse-t-il, car il y a toujours quelque chose que l'on veut vérifier. Mais on a quand même pu voir les grandes phases d'installation du chenal. Ça renouvelle beaucoup la vision qu'on avait jusque-là. On a pu bien comprendre la configuration de la zone portuaire."

Une partie des trésors, très bien conservés grâce à l'eau présente sous terre, trouvés autour du chenal du site archéologique de Lattes. - Radio France
Une partie des trésors, très bien conservés grâce à l'eau présente sous terre, trouvés autour du chenal du site archéologique de Lattes. © Radio France - Elise Gilles

"Toutes les hypothèses sur l'existence du port de Lattara sont donc confirmées, explique Bernard Travier,vice-président de la métropole de Montpellier délégué à la culture. Le chenal par lequel les bateaux arrivaient au port a été dégagé et est visible. On peut voir les quais de déchargement, les pieux auxquels les bateaux étaient amarrés et les magasins dans lesquels les marchandises étaient déposées."

Bernard Travier, vice-président de la métropole de Montpellier délégué à la culture.

Lattara, un des ports de commerce de la Méditerranée 

De nombreux petits objets ont également été découverts par les archéologues, dont une entaille (un ornement de bijoux) en verre représentant Cupidon et Vénus. Tous les objets seront analysés et certains restaurés pour être présentés au musée Henri Prades, du nom de son créateur.

Les fouilles reprendront l'an prochain, mais cette fois plus loin sur le site. Les archéologues ont déjà repéré un mur grâce à un sondage. Il pourrait s'agir d'un entrepôt. Mais pour le moment, le mystère reste entier.