Société

VDEO - "L'année dernière, il y a eu 40.000 journées de professeurs non remplacées" Hervé-Jean Le Niger, FCPE

Par Martine Bréson, France Bleu Paris Région mardi 4 octobre 2016 à 8:41 Mis à jour le mardi 4 octobre 2016 à 10:53

Hervé-Jean Le Niger (FCPE)
Hervé-Jean Le Niger (FCPE) © Radio France - Martine Bréson

Hervé-Jean Le Niger, vice-président national de la FCPE, administrateur de la FCPE Paris, était l'invité de France Bleu à 8h10. Il a parlé des problèmes pour mobiliser les parents à devenir représentant de parents d'élèves, des remplacements des profs et de la mixité sociale.

Hervé-Jean Le Niger, vice-président national de la FCPE (Fédération des conseils de parents d'élèves), administrateur de la FCPE Paris, était l'invité de France Bleu à 8h10. Il a parlé des problèmes pour convaincre les parents de devenir représentant de parents d'élèves. La FCPE a organisé une caravane qui s'est déplacée dans les quartiers populaires pour aller à la rencontre des parents et leur dire l'importance de participer aux élections de parents d'élèves qui ont lieu vendredi et samedi.

Il a rappelé le rôle de la FCPE dans la vie quotidienne des établissements scolaires que ce soit pour la cantine, pour la propreté des toilettes ou encore pour le remplacement des professeurs absents. Il a insisté sur la puissance de la FCPE qui compte 310 mille adhérents et qui a des relais partout dans les instances régionales et nationales. Il a évoqué les difficultés de l'académie de Créteil et il a réagi à l'initiative des parents d'Herblay (Val-d'Oise) qui ont mis une annonce sur Le Bon Coin pour trouver un professeur.

Regardez l'interview d'Hervé-Jean Le Niger à la fin de cet article.

A retenir

Comment mobiliser les parents ?

La FCPE a organisé une caravane qui a fait un mini tour de France pour parler de l'importance des élections des représentants de parents d'élèves. "C'était intéressant car on est allé à la rencontre de tous les parents. Et on a choisi aussi d'aller dans les quartiers populaires, là où il est très important de se mobiliser et que les parents s'impliquent dans l'école. Le constat... c'est que dans les quartiers populaires, il y a un désir peut-être plus fort qu'ailleurs de s'impliquer dans la vie de l'école".

La participation est souvent faible à ces élections de représentants de parents d'élèves, 9% l’année dernière dans les lycées de Seine-Saint-Denis par exemple. "C'est inquiétant, avoue Hervé-Jean Le Niger, c'est pourquoi nous appelons les gens à se mobiliser... à savoir qu'un parent d'élève impliqué, c'est un parent d'élève qui va contribuer à l'apprentissage de son enfant...".

La puissance de la FCPE

"Nous sommes 310.000 adhérents... une fédération comme la nôtre a des relais partout. C'est à dire que nous siégeons dans toutes les instances, municipales, départementales, régionales et nationales. Ça veut dire que nous avons toujours des leviers d'action pour obtenir ce que nous voulons..."

Une indemnité pour les représentants des parents d'élèves ?

C'était une promesse du candidat Hollande : un décret sur le statut du parent délégué. Ça avance à petits pas. C'est un progrès, c’est encore insuffisant aux yeux de la FCPE.

La situation en Seine-Saint-Denis

"On est en début d'année et le constat, c'est qu'il y a malgré tout encore des problèmes de professeurs devant les classes... on n'a pas forcément des professeurs partout et surtout, on a de gros problèmes de remplacements. L'année dernière, on avait mené une grande campagne médiatique qu'on avait appelé "Ya pas d'profs" qui a connu un grand écho puisqu’on arrivait au constat, en fin d'année, qu'il y avait 40.000 journées de professeurs qui étaient non remplacées. Notre compteur est mis à zéro depuis la rentrée et nous continuerons, jusqu'à l'élection présidentielle, à mobiliser l'opinion publique sur les problèmes de remplacements".

La ségrégation sociale dans les collèges

Les taux d'élèves défavorisés dans les collèges peuvent aller de 6% à 60% dans des établissements qui sont à cent mètres. "C'est une situation proprement scandaleuse", réagit Hervé-Jean Le Niger. "Nous demandons que notre puissante fédération soit associée localement à ce travail de dentelle sur la mixité sociale".

Regardez l'interview d'Hervé-Jean Le Niger

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