Société

L'allocation personnalisée d'autonomie évolue afin de lutter contre la solitude des seniors

Par Laurent Vareille, France Bleu Azur lundi 17 octobre 2016 à 17:54

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L'allocation personnalisée d'autonomie, l'APA, évolue un an après la promulgation de la loi dite ASV (adaptation de la société au vieillissement). Dans les Alpes-Maritimes, cette évolution est qualitative et quantitative.

Conséquence directe de la loi de décembre 2015 dite ASV, adaptation de la société au vieillissement, les APA évoluent. L'allocation personnalisée d'autonomie qui concerne 25.000 personnes dans les Alpes-Maritimes va d'abord être étendue à 3000 nouveaux bénéficiaires.

"Ce sont des personnes âgées qui devaient trop payer de leur poche pour avoir droit à des aides à domiciles, explique Eric Ciotti, président du Conseil Départemental. Elles refusaient alors l'APA. Aujourd'hui, avec son extension, ces 3.000 Azuréens vont pouvoir rentrer dans ce dispositif."

20% de prestations en plus

Mais ce n'est pas tout ! L'APA évolue également qualitativement. Les bénéficiaires vont avoir droit à 20% de prestations supplémentaires pour le même prix. "Ce sera de la présence humaine spécifie un technicien du Conseil départemental. Une aide ménagère sur une journée de plus, un repas supplémentaire ou la visite plus fréquente d'une infirmière."

Lutter contre la solitude

Toutefois, ces prestations en plus, qui devront être labellisées par les services du Conseil départemental, ont un autre objectif que le simple maintien des anciens dans leur maison. "Avec ces 20% de plus de présence humaine, nous voulons lutter contre la solitude des personnes âgées" affirme Eric Ciotti.

Car oui, là est bien le paradoxe de ce système : s'il permet aux seniors de rester chez eux, solution la plus plébiscitée, elle favorise également l'éloignement social.

Marius a 91 ans. Il a eu une vie professionnelle très dense. A la retraite, sa vie sociale se poursuit de manière dynamique, mais quand il perd sa femme tout s'écroule. "J'avais le cafard, explique-t-il. Je ne sortais plus. Je n'avais plus envie de rien." Et pourtant Marius va bien. Il peut rester chez lui et c'est justement ce qui le coupe de la vie sociale. Aujourd'hui, grâce à l'action d'une association, il ressort, reparle et rencontre du monde. Ça va mieux.

La résidence d'autonomie

Aujourd'hui il existe une solution entre le domicile et la maison de retraite. Il s'agit de la résidence d'autonomie. Elle n'est pas médicalisée, mais propose un suivi et des services. Ses pensionnaires sont tous en forme physiquement, mais cherchent un lien social.

Dans les Alpes-Maritimes, il existe 21 établissements de la sorte qui abritent 1306 pensionnaires. Quelque 600 nouvelles places verront le jour dans les mois qui viennent. Ces établissements sont éligibles à l'APA.

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