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Société

L'archevêque de Reims reconnaît les abus sexuels du "prêtre psy de l'Eglise"

vendredi 26 octobre 2018 à 12:48 Par Aurélie Pasquier, France Bleu Champagne-Ardenne et France Bleu

L'archevêque de Reims reconnaît les abus sexuels du "prêtre psy de l'Eglise". France Bleu Champagne-Ardenne est allé à sa rencontre, après les révélations de la cellule d'investigation de Radio France. Tony Anatrella, prêtre et psychanalyste, est accusé d'abus sexuels sur plusieurs jeunes hommes.

Monseigneur Eric de Moulins-Beaufort, nouvel archevêque de Reims.
Monseigneur Eric de Moulins-Beaufort, nouvel archevêque de Reims. - Diocèse de Reims

Reims, France

"Si l'archevêque de Paris a pris des sanctions avant l'été, c'est qu'il y avait matière", déclare ce vendredi 26 octobre Monseigneur Eric de Moulins-Beaufort, récemment nommé archevêque de Reims, au micro de France Bleu Champagne-Ardenne. Après les révélations de la cellule d'investigation de Radio France sur les abus sexuels dans l'Eglise et le rôle du prêtre psychanalyste Tony Anatrella, nous sommes allés à la rencontre de Eric de Moulins-Beaufort, président de la commission d'enquête 2016 sur le sujet. 

S'il y a eu sanction, c'est qu'il y avait matière" Eric de Moulins-Beaufort

L’archevêque de Reims confirme ce qu'il a déclaré à la cellule d'investigation de Radio France et répond à l'avocat du père Tony Anatrella, qui l'accuse de diffamation. "Je sais ce que j'ai dit. Monseigneur Anatrella a déclaré en 2016 des choses qu'il n'avait pas dites en 2006, c'est aussi simple que cela. Avec les victimes, nous avons réussi à qualifier les faits. Ce qui est compliqué c'est que leurs natures sont très différentes. L'affaire Anatrella est caractéristique, la justice civile a considéré qu'il n'y avait pas de faits suffisamment établis (en 2008 NDLR)."

En juillet 2018, Tony Anatrella est interdit de ministère, de confessions, et doit renoncer "à toutes activités thérapeutiques" par Monseigneur Aupetit. Cette sanction, c'est l'aboutissement d'une commission d'enquête lancée en 2016 et présidée par Eric Moulins-Beaufort. Il avait appelé les victimes à témoigner.