Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

L’arrêté préfectoral visant à restreindre l’accès au sommet du Mont-Blanc via le Goûter est plutôt bien accepté

mardi 31 juillet 2018 à 21:26 Par Richard Vivion, France Bleu Pays de Savoie

Un peu plus de deux semaines après la mise en place d’un arrêté préfectoral visant à interdire la montée vers le sommet du Mont-Blanc (via la voie royale) à ceux qui n’ont pas réservé leur nuitée au refuge du Goûter, le patron du PGHM de Chamonix fait le bilan de cette mesure.

Depuis le 14 juillet, seuls les alpinistes ayant réservés leur nuit au refuge du Goûter peuvent poursuivre l'ascension vers le sommet du Mont-Blanc via la voie royale.
Depuis le 14 juillet, seuls les alpinistes ayant réservés leur nuit au refuge du Goûter peuvent poursuivre l'ascension vers le sommet du Mont-Blanc via la voie royale. © Maxppp -

Massif du Mont-Blanc, France

Depuis le 14 juillet dernier, l’ascension du Mont-Blanc par la voie royale est surveillée et contrôlée. Tous les alpinistes qui souhaitent monter au refuge du Goûter (3 835m) doivent obligatoirement avoir réservé leur hébergement. Cette mesure, exceptionnelle, a été mise en place par le préfet de la Haute-Savoie pour éviter "les dépassements récurrents de sa capacité d’accueil" (120 places) constatés au début du mois de juillet. 

Fausse réservation 

En un peu plus de quinze jours, les gendarmes du PGHM de Chamonix ont donc contrôlé des centaines d’alpinistes. "Globalement la mesure a été bien comprise", assure le patron des gendarmes de haute montagne. "Il y a quand même des petits malins qui ont attendu le moment propice, le soir tard ou le matin très tôt, pour nous contourner. On a aussi le cas d’une personne qui avait falsifié sa réservation au Goûter", poursuit le lieutenant-colonel Stéphane Bozon. 

Le plus dur a été de le faire accepter aux alpinistes russes, ukrainiens, canadiens, espagnols, polonais… qui ont préparer leur ascension depuis longtemps et qui ne peuvent pas la faire parce qu’il y a une nouvelle contrainte. Mais personne n’a tenté de s’opposer aux gendarmes pour monter coûte que coûte au Goûter." - Lieutenant-colonel Stéphane Bozon, patron du PGHM de Chamonix  

ECOUTEZ le commandant Stéphane Bozon, patron du PGHM de Chamonix.

Alpinistes refoulés 

Les contrôles des alpinistes sont effectués au niveau du refuge du Tête Rousse (3 167m). "Au début, nous avons dû refouler pas mal de personnes en leurs proposant de solutions alternatives comme dormir à Tête Rousse ou faire demi-tour", poursuit le patron du PGHM de Chamonix. "Mais au fil du temps, l’information ayant été bien relayée, les choses se sont calmées et maintenant nous avons globalement des alpinistes qui ont leur réservation en bonne et due forme."

L’arrête préfectoral de restriction de l’accès au Mont-Blanc via la voie royale est en vigueur jusqu’à ce mercredi 1er aout. Le préfet de la Haute-Savoie pourrait décider de le prolonger. "Je pense que les choses se sont améliorées", estime Stéphane Bozon. Reste la question de maintenir ou non des hommes du PGHM tous les jours au niveau de Tête Rousse. "On ne pourra pas rester 24h sur 24, il faudra réfléchir à une autre solution à l’avenir."