Société

L'art pour commémorer les attentats

Par France Bleu Azur, France Bleu Azur vendredi 8 janvier 2016 à 21:32

Le cube de la liberté
Le cube de la liberté - David DiGiacomo

Comment commémorer les attentats de janvier ? L'art, répondent des lycéens niçois. Depuis des mois, ils travaillent avec un artiste. Le résultat, c'est le "Cube de la liberté", un hommage à la vie avant, pendant et après Charlie.

Cinq planches de plexiglas gravées, formant un bloc transparent. C'est le "Cube de la liberté", une œuvre de l'artiste niçois Jean-Luc Filippi, en partenariat avec les élèves du lycée Les Eucalyptus à Nice. Chaque plaque représente un moment de l'avant, du pendant et de l'après Charlie.

L’œuvre a été présenté cet après-midi devant un parterre d'officiels du rectorat, de la préfecture et de la police, au cours d'une cérémonie d'hommage et de mémoire, un an après les attentats contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher. Un moment que les lycéens ont voulu optimiste et tourné vers l'avenir.

L'espoir et l'optimisme des lycéens niçois

L’œuvre symbolise la jeunesse française et sa capacité de résistance à la violence, affirment les lycéens. Ce sont eux qui ont choisi les mots gravés sur les plaques de plexiglas, imaginées et fabriquées par Jean-Luc Filippi.

L’œuvre est composée de cinq plaques : sur les premières, une tâche de sang et un impact de balle évoquent la violence des attentats. Le rouge du sang devient celui du drapeau français sur les autres plaques, avec un portrait de Marianne et la devise française. "L'ensemble est transparent, pour voir la vie au travers qui continue, sans oublier les événements", explique l'artiste.

Pour le recteur de l'académie de Nice, Emmanuel Ethis, "l'année 2015 a été rude en événements et en émotions". Pour les enseignants, il a fallu apprendre à discuter des attentats et du terrorisme. Les attaques terroristes de janvier et de novembre "ont rendu nécessaire une dynamique, un sursaut, une action volontariste dans les établissements scolaires auprès de nos jeunes contribuant au développement de leur sens critique, de leur prise de conscience et de leur responsabilité", résume Emmanuel Ethis.

Sept exemplaires de l’œuvre ont été fabriqués par Jean-Luc Filipi.

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