Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

L'Assemblée nationale vote l'ouverture de la PMA à toutes les femmes

-
Par , France Bleu

Les députés ont adopté l'article 1er de la loi de bioéthique, ce vendredi midi. C'est celui qui ouvre la PMA, procréation médicale assistée, aux couples de femmes et aux femmes seules.

Les députés examinent le projet de loi bioéthique à l'Assemblée nationale, le 25 septembre.
Les députés examinent le projet de loi bioéthique à l'Assemblée nationale, le 25 septembre. © Maxppp -

C'est sous les applaudissements et malgré la vive opposition de la droite que l'Assemblée nationale a voté, ce vendredi, l'ouverture de la PMA à toutes les femmes, mesure phare du projet de loi bioéthique examiné en première lecture.

La procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples de femmes et les femmes seules, qui permet d'avoir un enfant au moyen de différentes techniques médicales (insémination artificielle, fécondation in vitro...) a été adoptée à 55 voix pour et 17 contre. Elle est actuellement réservée aux couples hétérosexuels. Cette PMA élargie, soutenue par la majorité et la gauche, sera remboursée par la Sécu.

La ministre de la Santé Agnès Buzyn vise une adoption définitive du projet de loi avant l'été, ce qui permettrait un accès effectif de la PMA à toutes les femmes "immédiatement dès la loi promulguée". 

Depuis le coup d'envoi des échanges en début de semaine dans l'hémicycle, des députés, principalement à droite et à l'extrême droite, ont dénoncé une "PMA sans père" qui conduirait inéluctablement à la gestation par autrui (GPA), même si le gouvernement ne cesse de répéter que celle-ci reste "un interdit absolu en France".
A l'inverse, la majorité et la gauche soutiennent dans l'ouverture de la PMA une mesure d'"égalité", et permettant d'adapter le droit à l'état de la société.

Un sujet sensible à l'intérieur même de la majorité

Plusieurs élus ont voté de façon opposée à la majorité des membres de leur groupe : chez LR, Maxime Minot a voté pour l'article 1er, et Damien Abad s'est abstenu ; chez LREM, Blandine Brocard, Marie Tamarelle-Verhaeghe et Liliana Tanguy ont voté contre, tandis que Benoît Potterie et Annie Vidal se sont abstenus ; au MoDem, Jean-Louis Bourlanges a voté contre.

La PMA est déjà autorisée aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires dans dix pays de l'Union européenne sur vingt-huit : Portugal, Espagne, Irlande, Royaume-Uni, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg, Danemark, Suède, Finlande.
Sept l'autorisent aux femmes célibataires mais pas aux couples de lesbiennes : Estonie, Lettonie, Hongrie, Croatie, Bulgarie, Grèce, Chypre. L'Autriche et Malte la permettent aux couples de lesbiennes mais pas aux femmes célibataires.

Choix de la station

France Bleu