Société

L'association présidée en 2015 par un ancien ministre laisse une facture impayée dans un gîte d'Indre-et-Loire

Par Xavier Louvel, France Bleu Touraine et France Bleu jeudi 6 octobre 2016 à 16:42 Mis à jour le vendredi 7 octobre 2016 à 10:25

Le Domaine de Clairaies, Artannes-sur-Indre
Le Domaine de Clairaies, Artannes-sur-Indre - Domaine de Clairaies

Triste aventure pour le Domaine des Clairaies, près de Tours.Sa propriétaire attend toujours le règlement d'un séjour de novembre 2015 d'une association présidée à l'époque par l'ancien ministre Azouz Begag, d'ailleurs présent à ce séjour. L'association fait la sourde oreille à toutes les relances.

Le Domaine de Clairaies à Artannes-sur-Indre, à l'ouest de Tours, désespère d'être payé un jour d'un séjour effectué en novembre 2015. Une association avait loué le grand gîte pour un week-end de trois jours. Une délégation de onze membres de l'association Emir Abdelkader (qui porte la mémoire de l'écrivain, poète, philosophe et théologien algérien du XIXème siècle), dont son président d'honneur à l'époque, l'ancien ministre Azouz Begag (ministre délégué à l'égalité de Dominique De Villepin entre 2005 et 2007), y séjourne dans le cadre des célébrations en hommage à l’émir Abdelkader au Château royal d’Amboise.

Je suis stupéfait. Je ne suis plus président d'honneur de l'association (pour qui je n'ai effectué que deux voyages, à Pau et Amboise). Je découvre cette affaire que vous révélez. Je n'étais absolument pas au courant de cet impayé. J'essaye de contacter depuis ce jeudi les responsables de l'association mais personne ne me répond. Je les contrains de payer la facture. Cette affaire ternie mon image. Mon avocat est saisi. J'envisage de porter plainte pour diffamation. Azouz Begag

Lors du séjour, l'association prend toutes les prestations. A la sortie des lieux, elle promet de payer en retour d'une facture. Promesse non tenue. Par ailleurs, le gîte est dans un sale état. La vaisselle et le ménage n'ont pas été fait, alors que c'est la règle.

Depuis huit mois, on envoie des mails au comptable qui nous dit qu'il a envoyé le chèque. Que le chèque a été encaissé. On lui demande de nous fournir des preuves de l'encaissement. Mais il ne nous fournit rien. Natacha Sallai, gestionnaire du Domaine des Clairaies

Pour le principe

La responsable du gîte pourrait porter plainte pour récupérer les 1.486€. "C'est pour le principe. On les a accueilli rapidement. Ils s'étaient fait passer pour des gens bien. La preuve que non" dit Natacha Sallai, la gestionnaire du Domaine de Clairaies. "Nous avons un numéro de téléphone qui ne répond jamais. Par mail, la réponse tombe au mieux un mois plus tard". Depuis cette affaire, elle prend systématiquement une caution et ne rend pas le chèque avant le paiement du solde.

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