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Société

L'association Le Refuge s'implante dans la Marne

mardi 13 mars 2018 à 12:02 Par Aurélie Jacquand, France Bleu Champagne-Ardenne

Créée il y 15 ans pour venir en aide aux jeunes (18-25 ans) homosexuels et trans sexuels, l'association Le Refuge n'avait jusque-là pas de correspondant dans la Marne. Désormais c'est chose faite : Olivier Gilibert sert de relais.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp - Maxppp

Il aura fallut attendre 15 ans, mais désormais l'association Le Refuge a elle aussi un correspondant relais dans la Marne. Il s'agit d'Olivier Gilibert, juriste pénaliste de formation et ancien travailleur social. "J'anime le Groupement d'Information des Sans Voix, qui a eu des actions envers les SDF, les précaires, les prisonniers... et j'ai trouvé cette cause intéressante", explique-t-il. C'est aussi la philosophie du Refuge qui lui a plu : "C'est une association très maternante, qui aide le jeune à se structurer, c'est un vrai suivi, un accompagnement jusqu'à ce qu'il nous dise "c'est bon", sinon _personne n'est laissé dans la nature_".

Créée en 2003 à Montpellier, l'association Le Refuge vient en aide aux jeunes homosexuels et trans sexuels, âgés de 18 à 25 ans "Parce qu'avant 18 ans, c'est l'Aide Sociale à l'Enfance qui les prend en charge", précise Olivier Gilibert. Des jeunes qui parfois se retrouvent à la rue, mis dehors par des parents qui ne comprennent pas leur orientation sexuelle. C'est à ce moment-là que Le refuge intervient, d'abord en apportant une écoute, puis en trouvant un logement d'urgence.

Un seul numéro pour toute la France : 06 31 59 69 50

Il y a chez les jeunes homosexuels, treize fois plus de tentatives de suicides que chez les autres. Les causes sont nombreuses et même si le rejet parental en est une, le rejet sociétal est bien plus important selon Olivier Gilibert : "Fréquemment de jeunes homosexuels ont une copine, pour ne pas être embêter, ils font semblant. Le problème c'est l'image que l'on a dans la société, même si il y a eu de grandes avancées quand même". Et il évoque la difficulté d'assumer : "S'affirmer, s'afficher, c'est difficile. Très souvent les familles disent _"OK tu es homo, mais tu n'amènes personne à la maison !"_, donc on voit l'autre à l'hôtel, on se cache...".

Des difficultés accentuées pour ceux qui vivent en milieu rural : "Quand on vit à Reims ça va à peu près, à Châlons-en-Champagne ça se complique, mais à la campagne... On a l'impression qu'il n'y a pas d'homosexuel dans le monde rural, donc l'association peut aider certains jeunes qui vivent dans des villages et qui se questionnent, en étant un relais", explique Olivier Gilibert, qui précise que son rôle est d'aider tout le monde, "d'Agir contre l'isolement des jeunes", comme le dit le slogan du Refuge.

"J'ai besoin de points relais" - Olivier Gilibert

Aujourd'hui tout reste à faire pour Olivier Gilibert. Il faut notamment qu’il trouve des partenaires, comme des familles d’accueil ou même des internats qui accepteraient d'héberger des jeunes dans l'urgence. Il voudrait aussi intervenir dans les écoles auprès des infirmiers scolaires, rencontrer les autres associations liées à l'homosexualité... "Je veux rencontrer tous les professionnels qui peuvent avoir recours à un moment ou à un autre à notre association". Bref, se créer un réseau afin d'être le plus efficace possible.