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L'association One Voice va attaquer l'arrêté du préfet de la Dordogne sur les chasses de régulation

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Par , France Bleu Périgord

L'association One Voice va attaquer en référé suspension l'arrêté du préfet de la Dordogne qui autorise des chasses de régulation en plein confinement annonce-t-elle ce jeudi. One Voice a déjà attaqué également celui du préfet de Haute-Vienne.

La chasse de régulation du grand gibier reste autorisée en Dordogne pendant le confinement
La chasse de régulation du grand gibier reste autorisée en Dordogne pendant le confinement © Radio France - Théo Caubel

L’association de défense des animaux, One Voice, annonce ce jeudi qu'elle va attaquer en référé suspension l’arrêté du préfet de la Dordogne qui autorise la chasse de régulation pendant le confinement. Un arrêté pris il y a de cela environ 15 jours après une réunion qui a rassemblé agriculteurs, chasseurs, propriétaires forestiers et services de l’Etat. L’arrêté autorise les chasses de régulation du grand gibier en battue avec cinq chasseurs maximum mais aussi les chasses devant soi et à poste fixe. Tout cela pour éviter les dégâts dans les cultures. Mais One Voice n’est pas du tout de cet avis.

Selon l’association distinguer chasse de loisir et de régulation n’a aucun sens surtout en plein confinement. Muriel Arnal est la présidente de One Voice : "Les arrêtés qui permettent une chasse dite de régulation ne semblent pas comprendre que la chasse de loisir et de régulation, c'est la même chose au niveau du droit. Il n'y a pas de chasse de régulation, cela n'existe pas. D'une part. Et d'autre part, le public est extrêmement choqué, de rester confiné, que les enfants n'aient pas accès aux forêts, et que par contre les chasseurs puissent faire des kilomètres et des kilomètres pour aller chasser en groupe alors que les animaux ont besoin de paix comme nous en ce moment" dit-elle. 

Et la présidente de One Voice poursuit : "Les chasseurs encore une fois ont des privilèges, ont tous les droits, même en période de confinement, même en période de crise sanitaire, c'est extrêmement choquant. Ils sont autorisés à tuer des espèces classées vulnérables, ce n'est absolument pas de la régulation, la régulation devrait se faire autrement s'il y en a besoin, le problème n'est pas là, là on est en train simplement de permettre aux chasseurs de continuer leur loisir mortifère" estime-t-elle. 

Nécessité de régulation 

Les chasseurs de leur côté rappellent qu’en dehors des chasses ils restent confinés comme tout le monde. Ils estiment que la régulation du gibier et notamment des sangliers est essentielle. Serge Canadas, est président d’une société de chasse à Saint Julien de Lampon et trésorier national du mouvement de la ruralité : "On demande à pouvoir continuer à réguler les sangliers pour ne pas qu'ils viennent s'attaquer aux maïs, dans les cultures etc. Le sanglier quand il n'est pas chassé, il double sa population chaque année. Alors si on ne chasse pas une année, mais c'est la catastrophe. Vous vous rendez compte, les sangliers ils vont doubler, on a payé  près de 110 millions d'euros de dégâts l'an dernier au niveau national. Vous imaginez combien on va payer ?" interroge-t-il. 

Avant de poursuivre : "On est attaqués tous les jours, avec souvent des arguments démagogiques et fallacieux, ils tentent de faire croire aux gens des choses qui sont fausses. Nous ici, dans mon village, je suis président de l'association de chasse de Saint Julien de Lampon, on ne chasse que le samedi et le dimanche et s'il y a des dégâts, on nous appelle et on y va le mercredi. Mais le reste du temps on ne sort pas, on est confinés comme les autres, on ne sort que pour chasser, c'est tout" explique-t-il.

Le président de la fédération de chasse réagit

De son côté le président de la fédération des chasseurs de la Dordogne Michel Amblard dit ne pas comprendre cette attaque de One Voice devant le tribunal : "Je ne comprends pas parce que l'arrêté qui a été pris, il a été pris en concertation avec une commission départementale de la chasse et de la faune sauvage, où il y a toute la partie rurale, que ce soit les agriculteurs, les syndicats, la chambre d'agriculture, les forestiers, présidée par Monsieur le préfet avec les services de l'Etat. Et l'arrêté pris ,c'est exactement ce que le ministère nous autorise. On a suivi à la lettre ce que le ministère nous proposait. On sait par ailleurs que cette chasse de régulation est nécessaire car on sait que l'an dernier, on a prélevé plus de 30.000 grands animaux et que les dégâts augmentent d'années en années. Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas faire une chasse de régulation étant donné que les gens ils se rencontrent le matin en gardant les distances, ils vont signer le carnet de battue individuellement, et ils parent à leurs postes, ils sont postés à 200 ou 300 mètres les uns des autres" explique Michel Amblard. 

A noter que l'association One Voice a également attaqué les arrêtés autorisant les chasses de régulation des préfets de Haute-Vienne ou encore du Pas-de-Calais.

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