Société

L'association SOS Violences conjugales 42 fête ses trente ans

Par Mathilde Montagnon, France Bleu Saint-Étienne Loire mercredi 21 septembre 2016 à 18:01

L'accueil de jour de SOS Violences conjugales 42
L'accueil de jour de SOS Violences conjugales 42 © Radio France - Mathilde Montagnon

L'association SOS Violences conjugales 42 célèbre ses trente ans ce jeudi. Un colloque est organisé toute la journée à l'institut de formation des soins infirmiers sur le site de Bellevue du CHU. Aujourd'hui encore, une femme sur dix a déjà été victime de violences.

Reportage de Mathilde Montagnon

Une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups. Depuis trente l'association Solidarité femmes Loire devenue SOS Violences conjugales 42 lutte contre les violences faites aux femmes. Elle fête son anniversaire ce jeudi. Un colloque est organisé toute la journée à l'institut de formation des soins infirmiers sur le site de Bellevue du CHU.

En 2015, SOS Violences conjugales 42 a reçu, dans le cadre de sa permanence d'écoute, soit par téléphone, soit à l'association, 486 victimes dont 30 hommes. Ce qui représente 3 971 rendez-vous. Elle a hébergé 40 femmes et 41 enfants. Et reçu dans son accueil de jour 71 personnes dont 5 hommes accompagnés de 90 enfants.

En trente ans, la situation a tout de même évolué positivement. La loi a changé. Les femmes qui viennent à SOS Violences conjugales sont de plus en plus jeunes, elles n'attendent plus des dizaines d'années avant de réagir. L'association a également amélioré ses dispositifs d'accueil et d'écoute. Et désormais, la prise en compte des enfants, témoins des violences, a progressé.

La directrice de SOS Violences conjugales 42 Michèle Perrin

SOS Violences conjugales 42 emploie 14 salariés (10 équivalents temps pleins). Elle dispose de 33 places d'hébergement dans huit appartements, pour des femmes avec ou sans enfant. Parmi elles, une jeune femme, que nous appellerons Cathie à sa demande. Elle a quitté son mari avec son enfant. Elle raconte qu'elle "a patienté, patienté" se disant que son mari changerait. Mais il ne changeait pas. Et elle ajoute "sans SOS violences conjugales j'allais mourir car avec lui je mourrais jour après jour".

Cette jeune femme a pu quitter son mari grace à l'aide de l'association

L'association a également un accueil de jour pour les femmes hébergées à l'hôtel par le 115. Elle fait de prévention en milieu scolaire, de la formation mais aussi un travail avec les auteurs des violences.