Société

"L'augmentation du tabac en novembre ne sera pas incitative pour les fumeurs" Alain d'Hour, tabacologue au Mans

Par Christelle Caillot, France Bleu Maine mercredi 4 octobre 2017 à 11:24

Alain d'Hour, tabacologue au Mans
Alain d'Hour, tabacologue au Mans © Radio France - Pascal Brocard Maxppp / Christelle Caillot

Alain d'Hour, tabacologue au Mans est notre invité ce mercredi sur France Bleu Maine. Au moment, où les buralistes sont dans la rue pour dénoncer la hausse du prix du tabac, il nous parle des conséquences de cette augmentation sur la consommation.

Alain d'Hour est médecin tabacologue au Mans au centre de prévention et de santé publique de la Sarthe. Il revient sur les conséquences de l'augmentation du prix du tabac sur les fumeurs.

Il faut une forte hausse du prix pour que les fumeurs arrêtent

"Ce qui a été observé, c'est que lorsque les augmentations sont relativement modérées, ça n'incite pas les fumeurs à arrêter de fumer, ils s'adaptent" déclare Alain d'Hour, médecin tabacologue au Mans au centre de prévention et de santé publique de la Sarthe. "Cependant, lorsque l'on est face à des augmentations qui sont plus importantes de l'ordre de plus de 10% du prix du paquet, là par contre on a un effet. Sur les paquets neutres, on n'observe pas de baisse, mais la cible n'était pas celle-là; il s'agissait surtout d'éviter le première cigarette. on ne peut pas se prononcer à l'heure actuelle.

Les mesures pour arrêter de fumer

"On a depuis une vingtaine d'années, une amélioration de l'aide qui peut être proposée aux fumeurs" rajoute tabacologue au Mans au centre de prévention et de santé publique de la Sarthe. Il y a eu l'arrivée des substituts nicotiniques qui peuvent constituer une aide, certains médicaments. Dans le même temps on taxe les fumeurs, mais il y a aussi des efforts qui sont faits sur l'aide. Les possibilités de consultations spécialisées ont été augmentées. Le forfait de 150 euros par an pour le remboursement de substituts constitue également une aide. aujourd'hui, pour arrêter de fumer, il n'y a pas vraiment de meilleure solution, il y a surtout ce que la personne ressent comme la plus efficace. C'est-à-dire que la plupart des fumeurs décident de gérer eux-même leur arrêt et c'est une minorité qui a besoin de leur médecin traitant ou d'une consultation spécialisée. Après, la cigarette électronique peut être un moyen d'aider les fumeurs qui souhaitent s'arrêter. Le substituts nicotiniques sont également une aide intéressante".

Aujourd'hui, sur 10 patients que je reçois 3 à 4 réussissent à arrêter de fumer