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Société

L'école occitane de Limoges manifeste et demande le maintien des contrats aidés

mardi 26 septembre 2017 à 16:56 Par Jérôme Edant, France Bleu Limousin

Les membres de la Calandreta limousine, l'école en langue occitane de Limoges, s'inquiètent de la disparition annoncée des contrats aidés. Sans ce type de contrats, l'association estime ne plus avoir les moyens de fonctionner normalement. Elle demande au gouvernement un moratoire sur cette question.

Les membres de la Calandreta limousine ont manifesté sous les fenêtres de la préfecture
Les membres de la Calandreta limousine ont manifesté sous les fenêtres de la préfecture © Radio France - Jérôme Edant

Limoges, France

Comme dans de nombreux secteurs associatifs, l'annonce de la suppression des contrats aidés inquiète les membres de la Calandreta limousine, l'école en langue occitane de Limoges qui accueille une soixantaine d'élèves. A l'occasion de la journée européenne des langues régionales, ils ont manifesté ce mardi à la mi-journée sous les fenêtres de la préfecture de la Haute-Vienne. Une quarantaine de personnes - parents et enfants - ont installé des bancs d'écoles et des drapeaux occitans pour appuyer leurs revendications.

Le réseau des calandretas réclame un moratoire

L'association, qui avait recours à 6 contrats aidés, demande un moratoire sur la question, estimant que l'apprentissage des langues régionales mérite un soutien particulier de l'Etat. Les responsables de l'association insistent : "le réseau Diwan des écoles bretonnes a obtenu ce moratoire, l'enseignement occitan mérite la même chose". Selon les membres de la Calandreta limousine, 4 contrats aidés ont pu être transformés en d'autres types de contrats, mais 2 autres sont menacés et 2 recrutements ont dû être stoppés et l'association pourrait être menacée sous 2 ans.

Le message est clair : on ne veut pas de nous

Django, l'un des parents d'élèves, le déplore : "l'enseignement occitan, c'est un choix pour nous, c'est l'accroche limousine, la connexion avec les anciennes générations et avec les origines à défendre. Nous, on n'est pas des pleureurs, on bosse pour l'éducation de nos enfants mais le message est clair : on ne veut pas aider les petites structures !"

Pour assurer son avenir financier, la Calandreta limousine va lancer un appel au mécénat d'entreprises et réfléchit à une souscription populaire.