Société

Une cure pour soigner le burn-out à Saujon, près de Royan

Par France Bleu La Rochelle, France Bleu La Rochelle et France Bleu jeudi 27 octobre 2016 à 6:00 Mis à jour le jeudi 27 octobre 2016 à 8:36

A Saujon, les curistes soignent leur burn-out.
A Saujon, les curistes soignent leur burn-out. © Radio France - Lise Verbeke

Le burn-out, ou épuisement professionnel, est une maladie qui touche de plus en plus de personnes en France. Aux Thermes de Saujon, prés de Royan, on soigne cette maladie. C'est un centre unique en France.

Le travail qui s'accumule, le stress, la pression, le besoin de reconnaissance, autant de facteurs qui peuvent provoquer un burn-out, un épuisement professionnel. Le burn-out n'est toujours pas reconnu comme étant une maladie professionnelle, mais le gouvernement planche dessus. Marisol Tourraine, la ministre de la Santé, a mis en place un groupe de travail pour définir ce qu'est médicalement ce burn-out. Et un médécin de Charente-Maritime est auditionné ce jeudi 27 octobre à ce sujet par l'Assemblée Nationale.

Le docteur Dubois est le président des Thermes de Saujon, un centre où se trouve l'école thermale du stress. On y soigne les personnes en situation de burn-out. Christine y fait une cure depuis deux semaines. Elle est venue du Loiret spécialement. Christine est chargée de communication dans un grand groupe et depuis deux ans, son état n'a cessé de se détériorer, sans qu'elle ne s'en rende vraiment compte . "J'étais très fatiguée, je subissais beaucoup de pression, et j'ai eu un surcroit de travail ce qui fait que j'ai craqué. J'ai eu des problèmes de sommeil, une perte d'appétit", raconte-t-elle. Christine est en arrêt maladie depuis 6 mois et elle a décidé de faire trois semaines de cure.

J'ai appris la paresse - Christine, victime de burn out

Le principe de la cure est d'allier soin du corps, avec des massages, des bains, et soin de l'esprit, des ateliers en groupe avec des psychologues permettent aux curistes de trouver des solutions à leur stress. "J'ai appris à respirer, explique Christiane, j'étais toujours en apnée avant. J'ai aussi appris à ne rien faire, à juste m'asseoir 15 minutes, sans culpabiliser".

Nathalie, elle, est venue avant que le burn-out ne lui tombe réellement dessus. La jeune femme travaille dans le secteur culturel pour une collectivité en Charente-Maritime. "J'ai senti que le travail commençait à prendre énormément de place dans ma vie, je me réveillais souvent la nuit en y pensant, alors j'ai décidé de faire de la prévention", explique-t-elle. La thérapie en groupe l'aide beaucoup, elle apprend à gérer son stress et à relativiser.

Burn-out mal diagnostiqué

Pour la psychologue, responsable de l'école thermale du stress, le burn-out n'est pas assez bien diagnostiqué en France, "il est souvent confondu avec la dépression, or les dépressifs n'ont envie de rien faire, tandis que les personnes en burn out c'est le contraire, elles veulent tout faire".

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