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Société

L'élue dijonnaise Colette Popard défend Pierre Joxe accusé de harcèlement sexuel

mercredi 25 octobre 2017 à 11:09 Par Christophe Tourné, France Bleu Bourgogne

Les anciennes collaboratrices de Pierre Joxe, dont fait partie la dijonnaise Colette Popard, publient une lettre ouverte pour prendre la défense de l'ancien ministre socialiste. Pierre Joxe est accusé d'agression sexuelle par l'écrivaine Ariane Fornia.

PIERRE JOXE
PIERRE JOXE © Maxppp - Serge HAOUZI

Dijon, France

Accusé par l'écrivaine Ariane Fornia d'agression sexuelle lors d'une soirée à l'opéra au printemps 2010, Pierre Joxe, 82 ans, a fermement récusé vendredi dernier les allégations de la jeune femme, par ailleurs fille de l'ex-ministre sarkozyste Éric Besson. Les accusations de harcèlement et d'agression sexuelles contre des hommes politiques français "une suprennent pas" Hélène Bekmezian, journaliste politiques au Monde. En mai 2015, elle a écrit avec une quarantaine d'autres femmes journalistes politiques une tribune adressant un "Bas les pattes" aux hommes politiques et leurs "mains baladeuses".

La journaliste politique affirme qu'elle n'était pas au courant des accusations portées contre certaines personnalités politiques comme Pierre Joxe, ancien ministre socialiste et membre du Conseil constitutionnel, ou Christophe Arend, député LREM de Moselle. "Pierre Joxe j'ai été très surprise", affirme Hélène Bekmezian, "après c'est très difficile de faire la part des choses entre des noms qui circulent, sans qu'il n'y ait jamais de faits étayés derrière, sans que personne ne veuille témoigner à visage découvert. [...] Une fois qu'une accusation comme ça est portée sur quelqu'un, sa réputation est ternie à jamais."

Colette Popard présidente du Groupe des Forces de Progrès, l'opposition au Conseil départemental - Radio France
Colette Popard présidente du Groupe des Forces de Progrès, l'opposition au Conseil départemental © Radio France - Thomas Nougaillon

Le contenu de la lettre ouverte

A leur tour, les anciennes collaboratrices du ministre, dont la Dijonnaise Collette Popard, s'étonnent de ces accusations. Elles prennent la défense de Pierre Joxe dans une lettre ouverte dont voici le contenu.

"Nous, collaboratrices de Pierre Joxe au cours des cinq dernières décennies tant à l’Assemblée nationale que dans différents ministères, à la Cour des Comptes, au Conseil Constitutionnel ou autres organismes. Sommes entièrement solidaires de toutes les victimes de harcèlement et de leur combat pour faire reconnaître et faire cesser leur humiliation et leurs souffrances. Affirmons que les femmes sont l’égale des hommes, qu’elles ont droit au respect en toute circonstance et que tout geste, tout propos, tout écrit qui vise à les humilier est fondamentalement et définitivement condamnable.

Nous opposons avec la dernière vigueur à tout ce qui pourrait constituer un recul des droits acquis par les femmes depuis plusieurs décennies. Exigeons que les relations intimes entre deux personnes ne soient admises que sous le timbre du consentement mutuel. Approuvons tout ce qui combat et prévient les préjugés et les stéréotypes.

Exprimons notre indignation face aux accusations qui portent atteinte à l’honneur de Pierre Joxe. Disons qu’aucune d’entre nous n’a jamais eu à connaître la moindre attitude déplacée de sa part. Disons et affirmons en toute liberté et mues par la seule volonté de rétablir la vérité.

Qu’outre sa dimension d’homme d’État, de républicain intransigeant, de responsable politique n’ayant jamais admis de compromis avec l’éthique et la morale. Qu’au-delà de ses décisions de nommer, à l’encontre des usages alors en vigueur, des femmes dans des postes de haute responsabilité dans la police, de nommer la première générale de l’armée de l’air.

Qu’indépendamment de son engagement dans une fondation créée par une résistante qui n’aurait jamais admis avoir à ses côtés un personnage irrespectueux envers les femmes et de sa décision de devenir avocat bénévole des mineurs et des enfants en perdition. Qu’aucune d’entre nous ne serait restée à ses côtés aussi longtemps s’il n’avait pas toujours manifesté un strict respect vis à vis des femmes. Que nous lui renouvelons sans réserve la confiance qu’il nous a de tout temps inspirée. Et aspirons à ce que son honneur lui soit rendu sans délai et sans réserve."

Le collectif : Solange Apik, Claude Baraf, Josine Bitton, Myriam Coret, Fabienne Costa, Catherine de Kersauson, Valentine de Pontbriand, Chantal Jourdan, Annette Labat, Lise Lentignac, Josiane Loubiere, Elisabeth Marillier, Béatrice Marre, Myriam Mazouzi, Colette Popard, Danièle Poux, Liliane Renaud, Marianne Seropian-Van Weel, Annie Snanoudj-Verber, Arlette Souchet.