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Société

"La présence de l'enfant n'est pas un frein" aux violences conjugales, selon une docteure en psychologie

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Par , France Bleu Mayenne

Un colloque a eu lieu ce mardi 12 novembre à Laval au sujet des enfants face aux violences conjugales. Karen Sadlier, docteure en psychologie clinique a pu aborder la souffrance de ces enfants, le danger que cette souffrance représente sur le long terme et la question de la parentalité.

Plus de la moitié des enfants face aux violences conjugales présentent des souffrances post-traumatiques, comme après un attentat ou un viol.
Plus de la moitié des enfants face aux violences conjugales présentent des souffrances post-traumatiques, comme après un attentat ou un viol. - Capture écran spot TV

Laval, France

Les enfants sont des "co-victimes des féminicides", ce sont les mots de Fatima Benomar, membre du collectif "Nous Toutes" ce mardi 12 novembre, après un 131ème féminicide pour cette année 2019.

Une femme aurait été poignardée par son conjoint ce dimanche 10 novembre, en Alsace et il a été mis en examen pour meurtre ce mardi par le Parquet de Strasbourg. La fille de la victime explique "avoir vu sa mère mourir".

170 professionnels présents dont des associations 

Un colloque était justement organisé ce mardi 12 novembre à Laval par l'association Femmes Solidaires 53, sur les enfants face aux violences conjugales. 170 professionnels étaient là (sages-femmes, juristes, etc.) pour mieux comprendre la souffrance de l'enfant

Un numéro d'écoute est à la disposition des victimes et des témoins de violences conjugales : le 39 19. - Radio France
Un numéro d'écoute est à la disposition des victimes et des témoins de violences conjugales : le 39 19. © Radio France - Photo d'affiche - AR

Karen Sadlier, docteure en psychologie clinique nous explique que cette souffrance, est un danger sur le long terme.

Ces enfants sont face à un modèle parental dans lequel la négociation n'est pas possible. C'est un modèle où il y a l'auteur qui est en position haute, qui impose les choses par la violence ou la menace, et un parent en position basse, la victime qui subit. Souvent les enfants peuvent reproduire ce modèle. Soit en position haute, et il y a plus de risques qu'ils soient auteurs d'un type de violences, dans le couple, au travail, etc. Soit en position basse et ils deviennent victimes de violences, de maltraitances.

Plus de la moitié des enfants face aux violences conjugales présentent des souffrances post-traumatiques, comme après un attentat ou un viol, selon Karen Sadlier.

Karen Sadlier est docteure en psychologie clinique.  - Radio France
Karen Sadlier est docteure en psychologie clinique. © Radio France - Aurore Richard

Au cœur des discussions aussi, il y avait la parentalité, la façon dont l'enfant est élevé et c'est un défi quand il y a des violences conjugales, pour cette docteure. 

La question, c'est "est-ce-que le parent auteur et le parent victime peuvent travailler ensemble pour l'enfant ?". La recherche dit que non. D'ailleurs, 75% des passages à l'acte ont lieu autour d'une question éducative concernant l'enfant. La passation de l'enfant est aussi un moment propice aux grandes violences. La présence de l'enfant n'est pas un frein. Il faut réfléchir à comment travailler la parentalité en parallèle, c'est-à-dire soutenir deux monoparentalités et ne plus demander aux deux parents de se voir et de négocier ensemble car c'est un lieu de danger.

L'enfant peut aussi être harcelé par l'auteur de violences conjugales pour avoir des informations sur l'autre parent, victime. Cette victime peut alors être mise en danger et cette situation peut créer de la culpabilité chez l'enfant.

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