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L'entrepreneur l'aide à terminer sa maison pour un euro symbolique

Un élan de solidarité dans le Calvados pour aider une femme, mère de trois enfants, à terminer la construction de sa maison. Les travaux ont démarré avec un maître d'oeuvre qui a fait faillite. Elle a perdu 30 000 euros et sans l'aide de son bienfaiteur, le projet serait resté au point mort.

La maçonnerie s'achève, la charpente-couverture va démarrer. La maison devrait être terminée pour la fin de l'année.
La maçonnerie s'achève, la charpente-couverture va démarrer. La maison devrait être terminée pour la fin de l'année. - DR

C'est un cadeau qui lui est tombé du ciel, et elle n'y croit toujours pas. Véronique*, infirmière et maman seule avec trois enfants, décide de se lancer dans un projet un peu fou : faire construire une maison de 130 m² aux portes de Caen. Elle trouve un maître d'oeuvre qui lui a été recommandé par des connaissances. La banque accepte le prêt de 160 000 euros. Et le chantier démarre. Mais il n'en restera qu'au stade des fondations. Véronique apprend que l'entrepreneur est en liquidation judiciaire. Elle lui a versé 30 000 euros. Et se retrouve avec un chantier sur les bras. Et surtout un immense désespoir. Jusqu'à ce que sa route croise celle d'Amin Lahjari.

L'entrepreneur sincèrement bouleversé par la situation de cette femme

Elle avait contacté d'autres maîtres d'oeuvre pour essayer de finir ce chantier. Mais s'était rendue compte que les premiers devis avaient été largement sous évalués. En clair, il y a une différence de plus de 60 000 euros entre le prix qui lui avait été annoncé par le premier entrepreneur et le prix réel d'une telle construction clé en main. "Avec mon salaire d'infirmière de 1700 euros je ne voyais pas comment j'allais y arriver". Elle rencontre alors Amin Lahjari, maître d'oeuvre installé à Saint-Honorine-du-Fay dans le Calvados, gérant de l'atelier X.Y.Z. L'entrepreneur est bouleversé par l'histoire de Véronique. "Cette femme seule avec ses trois enfants, c'est un peu comme ma mère qui essayait de nous construire un nid familial, j'ai eu envie de l'aider à finir sa maison". 

Le chantier qui en était resté au stade des fondations a pu reprendre grâce à Amin Lajhari et son réseau d'artisans.
Le chantier qui en était resté au stade des fondations a pu reprendre grâce à Amin Lajhari et son réseau d'artisans. - DR

Il va donc reprendre le projet de zéro. Refaire tous les plans. Et solliciter son réseau d'artisans. Tous acceptent de jouer le jeu. "Du maçon au carreleur en passant par le plaquiste, ils acceptent de travailler à prix coûtant, et vont même au delà en offrant la pose". Amin Lahjari propose quant à lui ses services de maîtrise d'oeuvre pour un euro symbolique. Sincèrement ému par la situation de Véronique, son initiative tend aussi à redorer le blason d'une profession "où il n'y a pas que des gens biens". Le chantier est en tous cas sorti de terre. La maçonnerie se termine et la charpente-couverture va pouvoir débuter. "J'espère qu'elle pourra fêter le réveillon du Nouvel an dans sa maison !"

Incrédule au début, Véronique a fini par refaire confiance, mais sans faire les mêmes erreurs !

Véronique elle a toujours du mal à croire à ce cadeau qui lui est tombé du ciel. "Au début je n'arrivais pas à me dire que quelqu'un puisse faire ça pour rien... Personne ne travaille sans gagner d'argent ?" Mais elle a fini par se laisser convaincre et refaire confiance. "A une seule condition : ne pas verser tout l'argent au départ comme je l'ai fait sur le premier chantier". Et elle se dit que finalement "il y a quand même des gens qui ont le cœur sur la main et qui sont capables de faire des choses... belles !

*prénom d'emprunt, cette mère de trois enfants ne souhaite pas être identifiée

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