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L'épicerie solidaire du campus de Poitiers accueille de plus en plus d'étudiants précaires

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Par , France Bleu Poitou

Frappés de plein fouet par la crise économique causée par la pandémie de Covid 19, de nombreux étudiants n'ont plus assez d'argent pour se nourrir correctement. A Poitiers, ils peuvent se tourner vers l'Épiss’campus, installée au milieu de l'université, qui aide actuellement jusqu'à 240 étudiants.

Grâce à Épiss’campus, de nombreux étudiants poitevins peuvent se nourrir correctement
Grâce à Épiss’campus, de nombreux étudiants poitevins peuvent se nourrir correctement © Radio France - Manon Derdevet

Une épicerie solidaire qui aide les étudiants les plus précaires à se nourrir correctement et à tout petit prix. Voici l'objectif plus que jamais indispensable de l'Épiss’campus ouverte au coeur du campus de l'université de Poitiers depuis 9 ans. La crise économique causée par la pandémie de Covid 19 pousse de plus en plus d'étudiants dans la précarité. Ces derniers mois, l'épicerie enregistre une nette hausse de ses bénéficiaires. 

Des produits vendus 10 à 20 % du prix du marché

Ces étudiants qui n'arrivent pas ou plus à joindre les deux bouts peuvent faire leurs courses avec des produits vendus 10 à 20 % du prix du marché. "J'ai payé 1,11 € et j'ai pris des soupes, des yaourts, du dentifrices, un sandwich", raconte Pauline en sortant de l'épicerie. 

Je peux payer mon loyer tranquillement, sans avoir trop de pression - Pauline

Cette aide est indispensable pour la jeune femme de 20 ans. "Avant je payais 400 € de nourritures par mois et maintenant j'arrive à 300 €. Je peux payer mon loyer tranquillement, sans avoir trop de pression." Sans cette épicerie, l'étudiante explique qu'elle aurait pu perdre son logement et donc arrêter ses études.

Je n'arrive pas à financer mes études - Ayman

Ayman est étudiant en master pour devenir ingénieur. Il vient pour la première fois, tout simplement parce qu'il n'a pas le choix. "Je n'arrive pas à trouver un job en temps partiel. En plus, normalement j'ai un stage de fin d'étude et à cause de l'épidémie il n'y a plus d'offre. Je n'arrive pas à financer mes études", déplore le jeune homme.

240 bénéficiaires inscrits actuellement

La précarité des étudiants est de plus en plus importante selon Nicolas Begout responsable de l'association de la fondation étudiante pour la ville (Afev) de Poitiers. "Tout ce qui jobs alimentaires, dans la restauration ou dans les services, qui étaient très prisés par les étudiants car ils peuvent se faire en dehors des heures de cours ou sur les week-ends, tout ces emplois ont disparu. Ils n'ont pas forcément des contrats qui leurs permettent d'être en chômage partiel et ils se retrouvent donc avec des revenus en moins", poursuit-il. 240 bénéficiaires sont actuellement inscrits à l'Épiss’campus soit 40 de plus qu'il y a un an.

L'Épiss’campus est à la recherche de dons de nourriture, pour les aider contactez directement l'Afev de Poitiers au 05.16.39.11.87 ou en allant sur son site internet.

Une "détresse psychologique"

Mais Nicolas Begout veut aussi alerter sur la "détresse psychologique" des étudiants. "On reçoit des étudiants qui sont un peu débordés par la situation. Ils sont en cité universitaire, depuis plusieurs mois dans 9 mètres carrés et avec des conditions internet instables. Ils manquent de contact avec d'autres personnes. Ils galèrent", explique-t-il. 

"Cela fait presque un an qu'ils sont chez eux à suivre leurs cours à distance. Mais l'université c'est aussi un espace de rencontre, c'est toute une expérience étudiante que l'on acquiert par des sorties, des engagements associatifs, le travail de groupes etc. Il est nécessaire de réfléchir à la manière dont on peut accueillir les étudiants pour leur permettre de retrouver une sociabilité qu'ils ont perdu depuis un moment", plaide le responsable de l'Afev.

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