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Dossier : Coronavirus Covid-19

L'épidémie de Covid-19 va "augmenter assurément" les facteurs d'obésité

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Par , France Bleu Picardie

La crise sanitaire va aggraver la situation des personnes atteintes d'obésité, selon le professeur Jean-Daniel Lalau, chef du service d'endocrinologie, de diabétologie et de nutrition du CHU d'Amiens.

Jean-Daniel Lalau, chef du service d'endocrinologie-nutrition au CHU d'Amiens
Jean-Daniel Lalau, chef du service d'endocrinologie-nutrition au CHU d'Amiens © Radio France - Hajera Mohammad

Les Hauts-de-France particulièrement touchés par l'obésité. Constat dressé, ce jeudi 4 mars, par le professeur Jean-Daniel Lalau, chef du service d'endocrinologie, de diabétologie et de nutrition du CHU d'Amiens. Il était l'invité de France Bleu Picardie pour lajournée nationale de lutte contre l'obésité. Selon lui, la crise sanitaire va "assurément augmenter" les facteurs de risque.

La crise sanitaire "va assurément augmenter" les facteurs d'obésité, selon le professeur Jean-Daniel Lalau du CHU d'Amiens

Notre région particulièrement touchée

L'obésité touche 20% des habitants de notre région, au dessus de la moyenne nationale à 17% de la population. "Si l'on combine l'obésité et [plus globalement] le surpoids, cela concerne un sujet sur deux". Et "la question qui fâche", selon Jean-Daniel Lalau, c'est la cause de cette moyenne haute. Elle s'explique par "les facteurs sociaux et éducatifs dans les Hauts-de-France".

La crise sanitaire facteur aggravant

L'épidémie de Covid-19 "va augmenter assurément et fortement les causes psychologiques et sociales" de l'obésité. "On compense le stress de la crise sanitaire par une alimentation déséquilibrée, on est confinés et on bouge moins." Alors il y a urgence à mieux accompagner cette maladie. "Il faut s'atteler aux dispositifs d'aide [...] avec plus d'acteurs, plus de formation, plus d'appétence pour le sujet et notamment chez les jeunes."

Centrer l'action sur les jeunes à l'école

"Il faut que l'on s'inscrive bien plus tôt dans le parcours de la prise de poids et que l'on centre l'action au niveau de l'école, au niveau du jeune", appelle Jean-Daniel Lalau. Selon lui, il faut qu'il y ait "de nouveaux métiers, des auxiliaires comme des infirmières qui peuvent intervenir pour les premiers conseils".

L'endocrinologue qui veut aussi une meilleure éducation de la société au sujet de l'obésité. Contrairement à d'autres maladies, "il y a un regard qui n'est pas très valorisant au sujet des personnes obèses". 

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