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L'Etat n'aidera pas l'accueil des réfugiés à Bayonne

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Pays Basque

Pour le préfet des Pyrénées-Atlantiques, c'est un "non" catégorique. L'Etat n'aidera pas financièrement la ville de Bayonne pour l'accueil des réfugiés et il multipliera les contrôles des bus qui partent du quai Lesseps.

Les bénévoles du collectif Diakite accueillent les réfugiés quai Lesseps à Bayonne
Les bénévoles du collectif Diakite accueillent les réfugiés quai Lesseps à Bayonne © Radio France - Jacques Pons

"Il est impossible pour nous de financer en quoi que ce soit un dispositif qui, disons-le, a pour effet de préparer des migrants en situation irrégulière à entrer dans un bus pour partir vers Bordeaux ou Paris." La réponse du préfet des Pyrénées-Atlantiques au maire de Bayonne est on ne peut plus claire. Rappelons que Jean-René Etchegaray avait demandé l'aide de l'Etat pour financer le local Diakite, situé quai Lesseps, qui coûte 70 000€ par mois. 

Contrôles

Selon Gilbert Payet, cette structure joue un rôle de "facilitateur" pour les réfugiés. Le préfet des Pyrénées-Atlantiques promet de multiplier les contrôles des bus qui quittent cette halte. "La semaine dernière, plusieurs migrants ont ainsi été renvoyés en Espagne. Par ailleurs, deux sahraouis ont été placés en garde à vue", des personnes qui - selon Gilbert Payet - seraient liées à un trafic de demandes d'asile "qui existe depuis plus de un an dans la région".

Le préfet des Pyrénées-Atlantiques, Gilbert Payet

Des propos inadéquats

"Il s'agit simplement de donner une aide de premier secours" explique Joana Detchart, du Collectif Diakité, qui gère le local bayonnais, soutenu par la ville et l'agglo. "Cela rentre dans le cadre de la jurisprudence Herrou du conseil constitutionnele sur le principe de fraternité" poursuit la bénévole, "puisqu'il s'agit d'une aide désintéressée". 

Joana Detchart, membre du collectif Diakité

Joana Detchart, membre du collectif Diakité
Joana Detchart, membre du collectif Diakité © Radio France - Oihana Larzabal

Une carence de l'Etat dans l'exercice de sa souveraineté

Le maire de Bayonne et président de la Communauté Pays Basque a du mal a contenir sa colère. "Je ne comprends pas que l'on puisse reprocher à un maire de prendre des dispositions qui ne sont que la conséquence d'une véritable carence de l'Etat dans l'exercice de sa souveraineté" s'insurge Jean-René Etchagaray. 

Les contrôles, s'ils devaient être effectués dans les bus de Bayonne, seraient illégaux — Jean-René Etchegaray

Concernant la multiplication des contrôles annoncée par le préfet, le maire de Bayonne, avocat de profession, rappelle que passé un délai de quatre heures après le passage d'une frontière, "il n'y a plus de possibilité de raccompagner des réfugiés à la frontière. C'est l'application du droit européen."

Jean-René Etchegaray, maire de Bayonne et président de la Communauté d'agglomération Pays Basque

Depuis le 15 novembre, plus de 3 500 réfugiés ont été accueillis au local situé quai lesseps à Bayonne.

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