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Société

L'État va aider financièrement les maires victimes d'agressions

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Par , France Bleu

Afin d'adresser un soutien aux maires victimes d'incivilités et d'agressions, l'État va prendre en charge leurs frais juridiques et l'accompagnement psychologique. Un geste confirmé par Sébastien Lecornu, ministre des Collectivités locales, ce jeudi 29 août.

En 2018, il y a eu 361 agressions envers des maires et des élus locaux.
En 2018, il y a eu 361 agressions envers des maires et des élus locaux. © Maxppp - Alexandre MARCHI

C'est une main tendue à l'intention des élus locaux de France. Ce jeudi 29 août, le ministre des Collectivités territoriales Sébastien Lecornu a dessiné les contours d'une aide financière aux maires victimes d'agressions. "On a parfois laissé tomber les élus", a-t-il reconnu alors que 361 agressions à leur encontre ont été recensées en 2018, dont 40% physiques. Erreur en passe d'être rattrapée d'après le ministre : "Aujourd'hui un maire victime d'une agression va devoir payer de ses propres deniers l'accompagnement juridique: on va le prendre en charge. (...) Et pour la première fois, l'Etat français va aussi prendre en charge l'accompagnement psychologique", a-t-il promis ... sans chiffrer les dépenses que ça impliquera.

"Les maires sont sur le terrain" - Sébastien Lecornu.

Ça peut commencer par une menace virtuelle, sur un réseau social. Jusqu'aux menaces physiques ou aux agressions. Et ça atteint parfois des extrémités dramatiques avec la mort, début août, du maire de Signes (Var), percuté par une camionnette qui déversait illégalement des gravats.

Sébastien Lecornu rappelle que ce sont "souvent les maires qui sont sur le terrain et qui vont au contact d'une situation", notamment dans des communes rurales. Certains élus de ces zones rurales ont effectivement fait état de violences, dans la Loire ou en Seine-Maritime. Au point de ne plus vouloir se présenter aux élections municipales de 2020 : c'est le cas de Régis Vallienne, le maire de Pruillé-l'Eguillé (Sarthe) mais aussi d'un maire sur deux, interrogés par le Cevipof en novembre 2018.

Questionnaire du Sénat

Le geste financier confirmé par Sébastien Lecornu ce jeudi 29 août n'est pas le premier depuis l'événement de Signes : il fait suite à un questionnaire lancé le 12 août par le Sénat à l'initiative de Philippe Bas, sénateur Les Républicains de la Manche. Seize questions pour en savoir davantage sur le quotidien des 600 000 élus locaux de France, leurs difficultés, les risques qu'ils encourent, les solutions possibles. À ce jour, la contribution en ligne a été remplie par un peu moins de 2 000 élus. "Le temps est venu de demander aux maires qui reviennent de vacances de se mobiliser massivement pour nous répondre, pour faire la mesure exacte de ce phénomène d'insécurité", a réagi Philippe Bas ce mercredi 28 août sur franceinfo.

Une insécurité qui n'est pas nouvelle, mais qui semble s'accentuer des dernières semaines, d'où ce besoin d'accompagner (notamment financièrement) les élus concernés pour l'État. "Ils sont exposés à des comportements complètement désinhibés d'une partie heureusement minoritaire de la population, mais suffisamment nombreuse pour que ça crée un vrai problème", déplore Philippe Bas.

D'après le ministre Sébastien Lecornu, chacun de ces faits de violence est puni à sa juste mesure. Sur le plan administratif d'abord, en "touchant au portefeuille d'un certain nombre de contrevenants", mais aussi sur le plan pénal. Reste à accompagner a posteriori les victimes de ces incivilités, afin d'éviter la pénurie de candidats aux municipales de l'an prochain.

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