Société

Les derniers mineurs de la "jungle" de Calais ont quitté le camp de migrants

Par Géraldine Houdayer, France Bleu Nord et France Bleu mardi 1 novembre 2016 à 21:21 Mis à jour le mercredi 2 novembre 2016 à 16:40

1.500 mineurs isolés vivaient toujours dans la "jungle" de Calais, deux jours après la fin de son démantèlement.
1.500 mineurs isolés vivaient toujours dans la "jungle" de Calais, deux jours après la fin de son démantèlement. © AFP - Philippe Huguen

Les derniers mineurs encore présents dans la "jungle" de Calais ont quitté les lieux ce mercredi après-midi, annonce la préfecture du Pas-de-Calais. 1.616 jeunes migrants sont transféré en car vers des centres d'accueil partout en France. Le dernier des 38 cars a quitté le camp vers 16H.

Les derniers des mineurs encore présents dans la "jungle" de Calais ont quitté les lieux ce mercredi 2 novembre dans l'après-midi, deux jours après la fin du démantèlement du bidonville, opération qui a vu plus de 6.000 migrants être répartis dans des centres d'accueil et d'orientation à travers le pays. Selon la préfecture du Pas-de-Calais, 1.610 mineurs ont été transférés en car vers des centres d'accueil dédiés en France. Peu avant 16h, le dernier des 38 cars est parti des conteneurs du Centre d'accueil provisoire où étaient logés ces mineurs. Ils sauront individuellement dans les prochaines semaines si leur dossier de transfert vers le Royaume-Uni a été accepté par les autorités britanniques.

La plupart d'entre eux continue de ne rêver que d'Angleterre

La plupart d'entre eux continue pourtant de ne rêver que d'Angleterre. Le premier véhicule, avec 43 mineurs à bord, a quitté ce mercredi matin l'enceinte du CAP pour Carcassonne et Bolquère, dans les Pyrénées-Orientales, rapidement suivi d'autres se rendant notamment aux Saintes-Maries-de-la-Mer, dans les Bouches-du-Rhône. L'Auvergne en accueille près d'une centaine. Près d'une centaine Une trentaine de jeunes migrants sont également attendus en Corrèze. La Dordogne va en accueillir une quarantaine, les Landes une soixantaine. 38 bus ont donc fait le trajet vers 60 centres d'accueil et d'orientation dédiés aux mineurs en France.

Les mineurs ne choisissent pas leur destination

La préfecture précise que les mineurs ne choisissent pas leur destination, mais décident avec qui ils veulent voyager et s'installer. Ces dernières semaines, 300 mineurs environ avaient pu quitter Calais pour la Grande-Bretagne avec l'accord de fonctionnaires du ministère britannique de l'Intérieur présents au CAP. Restera ensuite, à partir de jeudi, à évacuer les 360 à 400 femmes et leurs enfants hébergés au centre d'accueil Jules Ferry, un ancien centre aéré jouxtant l'ex-"Jungle". Le secteur sera alors totalement désert, alors que s'y entassaient encore mi-octobre 6.400 à 8.100 personnes selon les comptages. D'après les chiffres fournis par le gouvernement, 6.000 personnes ont été depuis "mises à l'abri", soit une majorité dans divers CAO répartis partout en France, et ces 1.500 mineurs du CAP.

Le compte Twitter Refugee Solidarity a mis en ligne la lettre reçue par les mineurs de la "jungle" ce mardi :

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